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Roland, entièrement nu... de temps en temps.

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Mon deuxième mariage

Comme précédemment, c'est pas pour moi c'est pour des potes, Magali et Antoine, qui se sont mariés dans les Hautes-Alpes fin août. Ça s'est bien passé, il a fait très beau, et je ne vous en parle que parce que j'avais été bombardé photographe officiel. Mes impressions sont sensiblement les mêmes que la première fois (sauf que cette fois j'avais prévu les cartes mémoire en quantité suffisante), donc je ne vais pas les répéter. Suivez le lien.

L'autre lien à suivre, pour ceux que ça intéresse, c'est celui de ma sélection director's cut. 200 photos, pas toutes de moi. On notera au passage certaines prises par un Leica M9, que ça frime devant les photographes mais qu'au final ça fait pas toujours la mise au point au bon endroit, et que souvent ça vignette en plus. Je ricane doucement, avec mon bête Canon 400D qui coûte 20 fois moins cher.

Bref. Ça fait deux mariages, et la question se pose : où et quand sera le troisième ? Je ne sais pas le dire précisément, mais j'en profite pour faire un peu de pub-copinage : mon pote Xavier (oui, le même) s'est récemment mis à son compte en tant que photographe. Son site web ne parle que de mariages, de portraits et de ce genre de choses convenues, mais je pense que si vous avez besoin d'un reportage photo au bout du monde il se laissera convaincre sans trop de difficultés. Et puis bon, il est Normand, donc habitué à travailler dans des conditions de luminosité difficiles (non c'est pas vrai, il fait toujours beau en Normandie). Allez donc voir son site, et faites-lui faire des affaires. J'ai pas d'actions, mais peut-être que s'il s'achète du matériel encore plus moderne il me revendra l'actuel à un prix dérisoire, et ça peut éventuellement m'intéresser.

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Posted jeu. 14 oct. 2010 14:13:43 CEST
Japon, saison 4

Trop longtemps sans voyager. Trop de boulot, besoin de faire une pause, de me changer les idées. Besoin de temps pour prendre le temps de regarder autour de moi. Besoin de rouvrir les yeux, de rouvrir le cerveau sur autre chose que le train-train. De me retrouver de nouveau étranger dans une contrée lointaine, de profiter de l'immense liberté que cela procure.

Envie de regarder à travers un viseur d'appareil photo, pas juste d'y jeter un œil avant d'appuyer. Envie de retourner réussir, cette fois, les images ratées (ou pas assez réussies) la dernière. Maintenant que j'ai quelques notions de ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter. Maintenant que j'ai plein de pixels et que je sais à peu près leur faire faire ce que je veux.

Curiosité aussi, pour essayer de voir des choses à côté desquelles je suis probablement déjà passé sans les remarquer. Ou qui étaient juste une rue plus loin, juste une heure plus tôt, juste pas exactement. Je veux en voir plus. Plus divers. Plus riche, plus profond, plus vrai. Ou pas vrai, peu importe, tant que je le sais.

Je veux boire du Pocari Sweat et du CC Lemon, manger des boulettes de riz dans de l'algue grillée avec une canette de café au lait brûlant, schlorper des nouilles dans du bouillon, prendre un bain, si possible sous la neige, après la douche, me noyer les narines, me perdre dans la foule, m'asseoir dans un temple au petit matin, dériver dans des gares, rien comprendre aux panneaux, rassurer les gens qui ont eu un moment peur de moi, je veux être à la fois là et en-dehors. Mais pas ailleurs. Là.

Je sais, j'avais dit que je changerais. Que ça suffisait, que le monde était trop vaste, qu'il restait tant à voir ailleurs... J'avais même commencé à réfléchir, à pituler, à supposer, à envisager... Mais j'ai craqué. J'ai pas craqué seul, mais j'ai craqué. Et j'y retourne, avec ceux qui m'ont fait craquer.

Bienvenue au Japon, saison 2008. Quatrième saison.

On part lundi, avec Damien et Magali.

Y'aura des photos du jour, y'aura un récit de nos aventures, y'aura des souvenirs si vous êtes sages, et y'aura des soirées photos pendant l'hiver. Avec un reportage détaillé sur les boulettes de riz emballées dans de l'algue sans la toucher.

C'est le moment de commencer mes bagages.

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Posted ven. 10 oct. 2008 23:00:03 CEST
Mon premier mariage

C'est pas pour moi, c'est pour des potes... En l'occurrence, Xavier et Gabrielle. Qui m'ont proposé (bon, demandé) de jouer au photographe officiel pour leur mariage. Et c'était le week-end dernier, et je m'en suis acquitté avec la conscience professionnelle qui me caractérise. Je passe donc mes soirées, ces jours-ci, à trier des photos, retoucher des couleurs, rattraper tant bien que mal des expositions hasardeuses, et généralement me dire que j'ai bien fait de mitrailler, que sur le nombre je devrais arriver à trouver une quantité raisonnable de jolies images.

Ce billet rassemble donc mes impressions, et mes notes pour plus tard. C'est encore plus en vrac que d'habitude, parce que j'oscille entre les photos et sa rédaction.

Notes pour le photographe :

  • La préparation, c'est important.
  • Donc, penser à prendre des cartes mémoire en quantité, et de quoi les vider. Ne pas forcément faire confiance quand on vous prête une carte « presque vide » (ça fait un choc quand on doit changer de support en pleine cérémonie et que la dite carte n'a en réalité de la place que pour une dizaine de clichés).
  • Idem pour les batteries, piles et chargeurs pour les différents appareils (y compris le flash). Même si j'ai pris beaucoup plus de photos que je ne le pensais possible sur une batterie, peut-être à cause du flash externe.
  • Si possible, repérer les lieux avant d'y arriver. Là j'ai eu du bol, les mariés l'avaient déjà fait.
  • Sur le moment, garder les yeux ouverts et l'appareil prêt en toutes circonstances. Il se passe des choses intéressantes même pendant les temps morts. Notamment en fin de soirée, où les temps morts abondent un peu partout (pas seulement autour des mariés).
  • Le planning est déjà fixé dans ses grandes lignes, mais ça laisse plein de libertés pour faire des photos improvisées.
  • Le photographe est rapidement repéré par les invités (il suffit d'un réflex avec un gros objectif). Pour éviter de se retrouver face à des visages fermés toute la journée, il se doit donc d'être jovial et souriant dès le début, et jusqu'au bout.
  • En contrepartie, il dispose d'un certain crédit de bonne volonté de la part des invités, dont il peut tirer parti. Par exemple, il peut (dans une certaine mesure) arracher les invités de la table du vin d'honneur et les faire se rassembler sous une fenêtre pour une photo de groupe prise d'un peu en hauteur.
  • Prendre un ordinateur portable et trouver quelques minutes le dimanche matin pour faire une rapide sélection parmi les photos de la veille (même non retouchées) ; laisser tourner le diaporama en boucle, ça fait partie des joies du numérique et ça fait plaisir aux invités. Une imprimante photo, je suis moins convaincu, parce que ça veut dire qu'il faut retoucher les photos au fil de l'eau sans quoi les gens vont repartir avec des images brutes et pas finalisées.

Notes pour les futurs mariés :

  • Prévoyez une liste des photos de petits groupes que vous voulez (les mariés seuls, avec les témoins, avec les parents, avec les frères et sœurs, avec toute la famille, etc.).
  • Si vous avez un petit neveu ou une cousine, donnez-lui la liste de ces petits groupes et désignez-le/la volontaire pour rassembler tout ce monde au moment choisi dans le bon ordre. Sinon, tout le monde s'égaille partout, et c'est pas le jour pour que vous stressiez. Ça peut être n'importe qui, mais c'est plus pratique si c'est quelqu'un qui connaît déjà les gens et que les gens connaissent.
  • Si vous avez des envies particulières, parlez-en au photographe avant. Des portraits individuels des invités, ou des photos de table pendant la soirée, ou des grands-parents en train de danser...
  • Amusez-vous... même si vous vous êtes entraînés à sourire, on reconnaît facilement les sourires forcés sur les photos.
  • À part le sourire, ce qu'on voit surtout c'est les yeux. Donc, petit conseil d'ordre pratique : les lentilles de contact c'est bien, mais pensez à les porter régulièrement pendant quelques semaines avant le mariage si vous n'êtes pas habitués, sous peine de vous entendre répéter « Bon, on la refait, les yeux ouverts cette fois ! ». Il existe des gouttes d'humidification pour les yeux secs, ça peut pas faire de mal d'en garder un ou deux petits flacons planqués au milieu du bouquet.

On notera que ces idées et conseils, ainsi que bien d'autres, ont été décrits en détail dans ce billet du blog Digital Photography School, que je lis depuis quelque temps. Bien entendu, le dit billet a été publié précisément pendant le week-end du mariage, donc je ne l'ai trouvé qu'en rentrant...

Je n'ai pas encore formulé d'avis sur la qualité du résultat photographique, mais je sais déjà que je me suis bien amusé malgré l'appréhension de la responsabilité et le stress de la première fois. Avis donc à mes connaissances qui envisageraient de se marier et de faire appel à mes services : ce sera de bon cœur, mais je vous avertis que la concurrence est rude. La gastronomie landaise arrosée de calvados normand, ça met la barre très haut.

En conclusion, je lève mon verre à Xavier et Gaby (qui profitent actuellement d'une météo un peu moins ensoleillée que lors du mariage). Santé, bonheur, longue vie, et je me dépêche de travailler les photos mais y'en a vraiment plein.

Mise à jour : Après deux semaines de tri, retouches, recadrages divers et une sélection impitoyable, et après approbation par les principaux intéressés, je suis heureux de vous présenter le résultat.

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Posted jeu. 18 sept. 2008 23:19:50 CEST
Pixels et soleil

Si vous vous souvenez bien, l'an dernier j'avais racheté à Xavier son Canon EOS 350D quand il s'était acheté le 400D. J'en suis toujours très content, mais ce fourbe a décidé de changer de modèle.

Mais comme ces trucs-là coûtent quand même quelques sous, il fallait qu'il revende son 400D. Or, le 400D présente quand même quelques nets avantages sur le 350D. Donc, ça me disait bien de l'acheter.

Mais comme ces trucs-là coûtent quand même quelques sous, il fallait que je revende mon 350D. Heureusement, j'ai trouvé un intéressé presque tout de suite. Je me suis donc séparé de mon boîtier de l'an dernier, et j'ai passé une semaine sans vrai appareil photo. C'était pas dramatique, puisque de toute façon j'avais du boulot : deux déplacements professionnels coup sur coup, l'un en fin de semaine, l'autre toute la semaine suivante, les deux à Paris, et les deux à préparer à l'avance.

Du coup, j'en ai profité pour aller passer le week-end intermédiaire à Caen, pour voir à quoi ressemble le pays des vikings. La brume, le froid, le blizzard, tout ça. Sauf qu'il a fait un temps superbe, donc je me demande si je me serais pas trompé de train. Ah non, je suis bien au bon endroit, puisque Xavier est là. Et, oh quelle surprise, il a un boîtier de 400D dont il ne se sert plus (Qu'a-t-il acheté pour le remplacer ? Suspense...), et donc je me fends d'un chèque et je repars un peu plus chargé qu'à l'aller.

Je me retrouve donc avec encore un nouveau jouet, wouhou. Y'a plein de trucs en plus, mais le principal avantage pour moi est que les deux écrans à l'arrière sont fusionnés en un seul, plus grand. Y'a aussi un peu plus de pixels, mais surtout, surtout, ce sont des pixels qui se secouent le bas des reins pour faire tomber les poussières du capteur (et si quelqu'un voulait bricoler le logiciel embarqué pour émettre un coin-coin pendant cette opération, il gagnerait ma reconnaissance éternelle).

Bon, j'ai pas encore exploré toutes les possibilités de l'appareil, mais j'ai déjà envoyé deux images sur le photoblog entièrement net.

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Posted lun. 15 oct. 2007 00:00:00 CEST
Optique physique, deuxième

Le deuxième billet de ma série sur l'optique physique vient de sortir. Il traite de la relation entre le diaphragme et la focale, et explique pourquoi on mesure l'ouverture du premier en fraction de la deuxième.

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Posted mer. 19 sept. 2007 00:00:00 CEST
Nouvelle série : optique physique

Comment marche la profondeur de champ ? Pourquoi on mesure l'ouverture en fraction de f ? Jusqu'à récemment, ces questions me taraudaient tel le ver dans le vieux meuble. Un jour, j'ai pris un papier et un crayon, j'ai fait des schémas et des dessins et quelques calculs, et j'ai trouvé les réponses. Pour ne pas les oublier, et dans l'espoir d'apporter quelques instants d'illumination (haha) à quelques autres amateurs, je me propose de commencer une série de billets, pour coucher sur le papier électronique ces quelques explications de trucs qui sont longtemps restés des mystères pour moi.

Je commence par un billet qui rappelle brièvement les éléments d'un appareil photo, de manière à ne pas avoir à tout réexpliquer dans la suite.

Le décor étant posé, on continue avec la première des questions sur lesquelles je butais, à savoir ces sombres histoires de profondeur de champ.

Comme il s'agit de documentations plus que d'articles de blog, ces pages sont dans la section plus statique du site (et elles sont regroupées dans la page optique physique). Ceci dit, les nouvelles pages seront annoncées via la catégorie photo du blog (je fais juste une exception sur geek pour cette première annonce).

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Posted dim. 29 juil. 2007 00:00:00 CEST
Lâchez les taureaux

En rupture avec une quasi-tradition, ce week-end prolongé de l'Ascension n'a pas été passé dans la campagne bourguignonne à regarder les vaches, boire des apéros et faire des siestes. Y'a eu des apéros et des siestes, mais c'était chez moi, en ville et sans vachettes. Parce que depuis que je me suis installé en Languedoc, je suis dans une région à tradition taurine.

J'ai donc pu assister hier, dans les rues de Saint-Jean de Védas, à une abrivado (lâcher de taureaux dans les rues de la ville), une bandido (lâcher de taureaux dans les rues de la ville) et une encierro (lâcher de taureaux dans les rues de la ville). Comme je suis nouvel arrivant, j'ai demandé des détails, et on m'a expliqué que :

  • l'abrivado, c'est quand on amène les taureaux aux arènes ; en fait, au lieu de les amener en camion jusqu'aux arènes, on les amène de l'autre côté de la ville, et ils finissent à pied (encadrés par des gardians à cheval). Ça doit être pour l'échauffement.
  • la bandido, c'est le retour ; forcément, le chauffeur du camion étant dans les gradins, il a pas pu rapprocher ledit camion des arènes pendant les joutes, donc il faut que les taureaux retraversent la ville à pied (toujours avec les cavaliers à côté) pour rejoindre leur pré.
  • l'encierro, c'est quand les cavaliers sont fatigués, alors on donne quartier libre aux taureaux.

Le tout se déroule dans une zone de la ville délimitée par de solides barrières à travers lesquelles peut passer un humain pas trop gros, mais théoriquement pas un bovin entraîné. Comme la zone d'hier faisait exactement quatre rues, et qu'elle ne permettait pas l'accès aux arènes (situées en contrebas par rapport au centre-ville), j'ai pas bien compris le principe des deux premières phases. « Oui mais là on fait semblant », m'a-t-on répondu. Évidemment, les jeunes gens du village en profitent pour les asticoter un peu, se faire courir après, etc. Surtout pendant l'encierro, parce que forcément les taureaux ne sont plus coincés entre quatre chevaux.

Bref. Je me suis posté sur un muret à un coin de rue, et j'ai pu tester mon nouveau jouet, un objectif zoom 70-300 mm. Eh bin comme prévu, ça zoome fort et loin, mais du coup c'est vraiment sensible au mouvement. Donc en journée et en extérieur, ça va. Le soir, j'ai même pas essayé. À la lumière de deux lampadaires (dont un au milieu d'un arbre, donc il éclairait pas grand-chose), j'ai été forcé de me rabattre sur mon 50 mm ouvert en grand, plus un coup de flash, une correction des blancs poussée au maximum, et une mise au point manuelle parce qu'il faisait trop sombre pour l'autofocus. Du coup, ça donne des images assez surréalistes (les taureaux ont une couleur presque normale, mais leur ombre est bleutée et le sol est orangé). Et ça donne énormément de photos floues, donc vive le numérique : sur 140 clichés, y'en a juste une petite vingtaine de montrables. Et, vive le numérique derechef, je vous les montre.

Voilà. Cet après-midi y'a toro-piscine aux arènes, mais je sais pas si je vais y aller, parce que sans Guy et Léon à mon avis il va manquer quelque chose.

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Posted dim. 20 mai 2007 00:00:00 CEST
Repas de quartier chez Jean Védas

On me fait savoir que ce billet est attendu, donc je suis désolé de l'avoir tant fait traîner, mais c'était pour la bonne cause.

Dimanche dernier, y'avait un repas de quartier à deux pas de chez moi. J'y suis allé avec deux invités qui me restaient après un week-end de pendaison de crémaillère, une salade, deux tréteaux et un plateau de table en verre. Et mon appareil photo, au cas où.

Et comme je canardais un peu tout le monde au hasard, on m'a pris pour un vrai photographe (hahaha), et on m'a demandé si je pouvais publier le résultat. Malheureusement, j'étais absent pendant la semaine, je ne suis rentré que ce soir, et je n'ai donc pas pu préparer les photos plus tôt. Mais, c'est maintenant chose faite, et j'ai fait un peu de tri, quelques recadrages, et j'ai dé-rougi quelques paires d'yeux. Et j'ai ainsi pu mettre en ligne une vingtaine de photos. Comme vous pourrez le constater, j'ai pas retenu tous les noms (oui, je sais, j'ai honte). Si vous voulez m'aider à boucher les trous, vous savez probablement où me trouver. Pareil pour les timides qui voudraient que je ne publie pas leur image sur le web, pareil pour les narcissiques qui voudraient récupérer les originaux avec plein de pixels dedans pour les retirer en grand format.

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Posted ven. 04 mai 2007 00:00:00 CEST
Enfin un photoblog !

J'ai récemment mis à jour mirobole.placard.fr.eu.org vers la nouvelle version stable de Debian. J'en ai donc profité pour passer de la version 1 à la version 2 de Gallery, le logiciel de galerie photos sur le web. Les conséquences pratiques sont que la navigation est facilitée, l'aspect visuel est plus sympathique (et on peut le personnaliser pour chaque album), et surtout, y'a moyen d'avoir des flux RSS un peu plus mieux que précédemment. Et qui dit flux RSS dit blog !

Je vous présente donc le Photolandoblog, ou « web log numérico-photographique de Roland ». Cliquez aussi sur le lien du flux RSS, si ça vous chante. De même que sur le présent blog texte, y'a pas de thème particulier, ni de fréquence de publication annoncée, ni rien. N'attendez pas non plus de superbes images, c'est pas parce que j'ai un réflex et trois bouquins de photo (dont un vrai de vrai, avec des femmes nues dedans et tout) que je suis photographe d'art. Ça sera surtout des trucs pris sur le vif.

Je signale tant que je vous ai sous la main que la galerie de Xavier dispose maintenant de son propre site dédié. Vous noterez en particulier la présence de son photoblog à lui.

Voilà. Je suis maintenant un homme moderne. Ah non, j'ai pas de podcast ni de vidéoblog... Zut. Tant pis.

Mise à jour : L'adresse du photoblog a changé. Mettez à jour vos signets !

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Posted jeu. 26 avril 2007 00:00:00 CEST
Transition APS → numérique

Le billet d'aujourd'hui aurait dû être publié il y a fort longtemps, mais je n'avais jamais pris le temps de l'écrire, et je voulais continuer mes recherches avant de faire des affirmations péremptoires.

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine... il y avait un élève ingénieur, parti pour six mois dans le très lointain Japon pour son stage de troisième année. Un de ses premiers achats, après l'indispensable dictionnaire électronique, a été un appareil photo.

À l'époque, le petit monde de la photo commençait à bouger un peu après quelques années de stagnation au format 24×36 : l'APS venait d'apparaître, et commençait à se répandre, avec son flot de promesses. Trois formats d'image, la possibilité d'interrompre une pellicule en cours, de la rembobiner, et de la reprendre automatiquement plus tard, les informations de prise de vue stockées sur la pellicule et récupérables plus tard, la possibilité de sélectionner au moment de la prise de vue le nombre de tirages, etc. Notre stagiaire (appelons-le Roland, ça m'évitera de m'embrouiller avec la troisième personne) s'est donc acheté un appareil photo compact APS.

Là, je vous entends rigoler. Pourquoi pas un numérique ? Parce qu'à l'époque le numérique, bien que n'étant plus exactement de la science-fiction, c'était pas exactement bien rodé. Quand je dis « Il y a bien longtemps », c'était en 1998. Le mégapixel était un terme barbare réservé aux plus enthousiastes, et on peut difficilement se permettre d'être enthousiaste à ce point quand on est payé comme un stagiaire (même si c'était très raisonnable). Alors que, me disais-je, certes l'APS est encore un peu cher, mais au Japon ça restait dans mes prix, et ça allait baisser en France le temps que j'y retourne, n'oublions pas que c'était encore récent.

Bref, j'ai mon compact APS, je prends des photos, je les fais tirer, je suis content. De retour en France, je grince un peu des dents parce que les tirages sont chers, mais bon, entre-temps je suis devenu ingénieur grassement payé et ça passe. Je râle un peu aussi contre les labos photos qui m'impriment au dos de la photo la date du tirage dont je n'ai que faire, plutôt que la date de prise de vue comme je leur demande, et je leur fais retirer plusieurs films jusqu'à ce qu'ils comprennent, mais ça passe aussi. Comme le temps.

Arrive 2005, l'année du tour du monde, et là il n'est plus question de continuer en APS. Trop cher, pas pratique, et surtout zut quoi, je suis un geek, je fais du numérique un point c'est tout. Donc je m'achète un appareil photo numérique, et je pars en voyage. Et je commence à me servir de plus en plus de F-Spot, un super logiciel pour trier, organiser, rechercher et publier des photos. Numériques. Je commence à me dire que c'est dommage que mes centaines de tirages APS restent dans des tiroirs, ce serait plus sympa si j'en disposais sous une forme plus malléable.

Je commence donc à me renseigner sur les moyens de faire numériser ma trentaine de cartouches APS. Apparemment, les labos photo peuvent le faire, ou plus précisément peuvent le faire faire, mais sans trop savoir comment ça marche. Or, il se trouve que je suis pointilleux, et que pour organiser mes photos, j'ai besoin de récupérer pas seulement les données (l'image) mais aussi les méta-données (les informations de prise de vue).

J'explique. Une pellicule APS est emballée dans une cartouche, dont elle ne sort que quand c'est nécessaire (en gros, dans un appareil photo ou dans un labo). Cette pellicule est constituée d'un film photographique classique, où vient s'impressionner l'image, et d'une zone sur laquelle sont stockées les fameuses méta-données : le format de tirage et le nombre de tirages demandés, la date de prise de vue, et des informations comme le temps de pose, l'ouverture, la focale, etc. Ces informations sont utiles lors du tirage, car elles permettent au laboratoire d'adapter les paramètres de développement pour obtenir des photos passables même si elles ont été prises dans de mauvaises conditions. Elles sont surtout utiles au photographe, lorsqu'il s'agit d'organiser les photos après coup.

Or, et c'est là le problème, apparemment personne ne sait lire ces zones de données. Ou en tout cas, je n'ai trouvé aucun labo photo qui m'ait dit savoir le faire. C'est très frustrant, parce que je sais que les infos sont là, je sais qu'il est possible d'y accéder (ne serait-ce que parce que j'ai la date de prise de vue au dos de l'image, et que les tirages sont effectivement panoramiques sur les paysages), mais que personne ne sait me les extraire sous forme numérique.

Mais, je ne me laisse pas abattre pour si peu ! Après tout, j'ai des super-pouvoirs de geek (j'ai même un slip rouge de super-héros quelque part dans un carton, je crois), je vais pas me laisser faire. Je sors donc mes tournevis, et je regarde comment c'est goupillé dans ces cartouches qui ne sont pas censées être ouvertes par des non-professionnels. Hahaha, victoire ! Y'a des trucs qui ressemblent furieusement à des codes-barres sur le bord de la pellicule. Peut-être que les informations sont codées là-dedans ?

Je commence donc à chercher à décrypter le code. Je prends une pellicule, je recopie les 40 codes sur un bout de papier, et je mets ça en correspondance avec les infos que je connais sur les photos, en espérant repérer des motifs. Hm, tiens, cette zone du code semble bouger pas mal, alors que celle-ci, non. Voyons, voyons... Oh tiens, on dirait que c'est du binaire...

Victoire derechef ! Ou plutôt, demi-victoire. J'ai décodé le code-barre, et devinez ce qui s'y trouve ? Le numéro de la photo sur la pellicule. Super, hein ? Retour à la case départ.

Mes recherches semblent indiquer que les méta-données, à l'instar de la Licorne Rose Invisible, sont bien là, mais sur une piste magnétique qu'on ne voit pas. Qu'elle est cachée. Transparente. Et que donc, même si j'étais motivé pour passer quelques soirées à observer des pellicules de très près avec une loupe, je ne pourrais probablement pas récupérer la moindre donnée intéressante tout seul.

Avant que je me résigne à faire numériser les images et à remettre à la main les dates de prise de vue (puisque fort heureusement j'ai cette information, même si c'est sur papier), j'envoie donc cette bouteille à la mer : je cherche un labo photo, ou quelqu'un qui connaît, ou quelqu'un qui a le matériel, capable de me ressortir ces méta-données sous une forme traitable par informatique, de préférence dans les données EXIF des images numériques résultantes. Au pire, je me contenterai de la simple date de prise de vue. Si quelqu'un a ça, je lui serai très reconnaissant de me filer les contacts.

J'en profite pour faire un peu de pub pour le site Formats ouverts, dont l'auteur principal m'a incité à décrire ces soucis de formats. Dans mon cas, le problème n'est pas très grave, ce ne sont que quelques (centaines de) photos et je n'en dépends pas pour mon métier, mais des problèmes similaires se présentent régulièrement à toutes les personnes qui utilisent des formats bizarres, et qui se retrouvent le bec dans l'eau après quelques années sans pouvoir récupérer leurs données ; ce site en décrit quelques-uns.

En attendant, je suis bien content d'avoir des appareils photos qui stockent les méta-données dans un format connu (EXIF).

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Posted ven. 13 avril 2007 00:00:00 CEST
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