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Checklist de fin de rodage

Note pour plus tard : quand à la suite de circonstances indépendantes de sa volonté on se retrouve avec une moto neuve, on a du rodage à faire. Au début, on va donc doucement, mais ensuite, on peut avoir l'impression de continuer à aller doucement, même quand on ne se limite plus aux plages de régime autorisées pendant les quelques premières centaines de kilomètres. Il convient donc, quand on retourne chez le gentil concessionnaire pour faire faire la révision de fin de rodage, de lui demander gentiment de vérifier s'il n'aurait pas malencontreusement omis d'enlever le bridage « jeunes permis » lors de la livraison de la moto.

Ce week-end, j'ai donc testé mon nouveau nouveau moteur. Et force est de constater que 85 chevaux, c'est mieux que 34. Quand en plus la route est belle et que la montagne d'automne est multicolore gris-vert-jaune-rouge…

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Posted dim. 15 nov. 2009 22:35:04 CET
Trois d'un coup

Trois quoi ? Trois clignotants de moto pétés en une fois. Record personnel battu, hier soir. Pour faire bonne mesure, le pneu explosé, la roue tordue et peut-être quelques menues broutilles supplémentaires genre le carénage, que j'ai pas examiné de près. Tout ça à cause d'un fort ralentissement sur la route, où la voiture devant moi s'est arrêtée, et moi aussi, et le Scenic qui me suivait aussi mais juste trop tard et en prenant appui sur ma roue arrière, en me faisant renouer avec l'époque où je faisais de l'acrobatie (mais j'étais pas trop attentif, donc je sais pas si j'ai effectué un flip ou une vrille).

La moto est repartie sur une dépanneuse (avec le Scenic, qui n'a pas résisté au choc : les bagnoles modernes, c'est de la camelote). Et le motard est rentré en tram avec un sparadrap sur le coude et des courbatures dans la nuque. Sans blouson ni pantalon blindé, y'aurait probablement eu un peu plus que du lave-glace et du liquide de refroidissement sur la route.

Moralité : les motards qui roulent en short et en chemisette font ce qu'ils veulent, moi je continuerai à porter mon armure même par 35 °C.

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Posted mer. 12 août 2009 20:20:03 CEST
Motos au Grau du Roi

Ce week-end, y'avait une concentration de motos au Grau du Roi. C'était à thème Harley-Davidson, mais pas exclusif, donc j'ai pu y aller avec ma Bandit japonaise en plastique pour admirer la diversité des machines présentes : des gros tricycles motorisés, des trucs genre dragster, des tas de ferraille roulants (dans le dialecte des gens qui font ça, ça s'appelle des rats), des engins à la Mad Max, pas mal de tatouages et de bandanas, et bien sûr des blousons noir et orange (notamment un qui roulait sur un Solex repeint dans les mêmes couleurs). Et même des groupes de danse en ligne avec chapeau de cow-girl, jupe en jean et franges sur les bottines. Et oui, elles criaient vraiment yi-haw, mais j'ai pas de photos d'elles parce qu'elles avaient un public nombreux et dense.

J'ai mis quelques images dans la galerie photos.

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Posted dim. 03 juin 2007 00:00:00 CEST
(Presque) contrevenant de troisième classe

J'ai aujourd'hui participé à ma première balade moto organisée depuis que je suis dans mon nouveau chez moi. Beau temps, un peu de vent le matin, itinéraire sympa : Saint-Jean de Védas, N113 jusqu'à Gigean, petites routes jusqu'à Clermont l'Hérault, le tour du lac du Salagou par Mourèze, Salasc, Octon, un peu de jonction par l'autoroute jusqu'à Lodève, Saint-Maurice-Navacelles, un crochet (par une route toute pourrite) jusqu'à un point de vue sur le Cirque de Navacelles, puis une pause barbecue à côté d'une chute d'eau à Saint-Laurent le Minier. L'après-midi : Brissac, Causse de la Selle, pause à Saint-Guilhem le Désert, puis redescente par Aniane et Gignac.

J'ai eu un peu peur ce matin en voyant arriver une Suzuki GSX 750, une Kawasaki ZRX 1200, une autre Kawasaki ZR-7S et une Honda VFR 750. Je craignais de rester à la traîne, avec mes pauvres petits 600 hamsters sous le capot, mais apparemment c'était une balade supposée tranquille, ou alors j'ai été mal habitué dans les montagnes de la Côte d'Azur : j'étais obligé de les laisser partir devant dans les bouts droits (ce qu'ils faisaient très bien) pour pas leur marcher dessus dans les virages. Au final, tout le monde était content.

En revanche, et ça c'est plus inquiétant, je me suis rendu complice d'une contravention de cinquième classe. En effet, depuis un décret pris par le Premier ministre (à l'initiative de celui qui n'est plus ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire mais n'est pas encore président de la République) :

Art. 1er. — I. — Les concentrations de véhicules terrestres à moteur se déroulant sur les voies ouvertes à la circulation publique sont soumises à déclaration lorsqu'elles comptent moins de 200 véhicules automobiles ou moins de 400 véhicules à moteur de deux à quatre roues, y compris les véhicules d'accompagnement. Au-delà, elles sont soumises à autorisation.

Pour l'application du présent décret, on entend par « concentration » un rassemblement comportant la participation de véhicules terrestres à moteur, qui se déroule sur la voie publique dans le respect du code de la route, qui impose aux participants un ou plusieurs points de rassemblement ou de passage et qui est dépourvu de tout classement.

(L'article 1er continue un peu plus loin).

Techniquement, une balade à moto avec un itinéraire prédéfini (et un point de rendez-vous pour le barbecue de midi), correspond à ces critères (on pourrait arguer que nous avons parfois interprété de façon un peu souple le code de la route afin d'effectuer des dépassements rapides, mais bon, on va pas chipoter). Donc, une balade à moto est soumise à déclaration. Et, bien entendu, il faut qu'on mette des barrières sur le bord de la route pour les piétons qui nous regardent passer :

Art. 3. — Sur les circuits, terrains ou parcours, des zones réservées aux personnes qui assistent à une manifestation sans participer à son organisation doivent être délimitées par l'organisateur et être conformes aux règles techniques et de sécurité.

Bon, là, on s'en sort par une pirouette : il suffit de les considérer comme des chicanes mobiles, donc comme participant à l'organisation. Une fois ce détail réglé, passons aux choses sérieuses :

Art. 5. — L'organisateur d'une concentration soumise à déclaration doit déposer un dossier de déclaration au plus tard deux mois avant la date de l'événement auprès du préfet territorialement compétent.

Le pote qui a préparé le roadbook a donc enfreint ce décret (quel sale délinquant, n'est-ce pas). Que risque-t-il ? Lisons le chapitre VI, consacré aux dispositions pénales :

Art. 24. — Le fait d'organiser une manifestation avec des véhicules terrestres à moteur sur des voies ouvertes à la circulation publique sans avoir obtenu l'autorisation administrative préalable est puni des peines prévues à l'article L. 411-7 du code de la route.

Le fait d'organiser une concentration ou une manifestation autre que celle mentionnée au premier alinéa sans avoir procédé à la déclaration ou obtenu l'autorisation préalable est puni des peines prévues pour les contraventions de la 5e classe.

Est puni des peines prévues pour les contraventions de la 5e classe le fait, par l'organisateur, de ne pas respecter ou de ne pas faire respecter les prescriptions figurant dans l'autorisation administrative qui lui a été délivrée.

Est puni des peines prévues pour les contraventions de la 3e classe le fait de participer à une concentration ou une manifestation, comportant la participation de véhicules à moteur, non autorisée alors qu'elle était soumise à autorisation en application de l'article 1er.

Mon pote risque donc une amende correspondant aux contraventions de cinquième classe (soit 1500 euros). Quant à moi, apparemment, je ne suis pas punissable, mais ça s'est joué à pas grand-chose : il aurait suffi qu'on sorte un chronomètre à un moment donné, et crac dedans (et mon pote, lui, aurait été passible de six mois de prison et 18000 euros d'amende, d'après l'article L. 411-7 du code de la route, ça rigole plus). En effet, la section II de l'article premier stipule :

II. — Les manifestations comportant la participation de véhicules terrestres à moteur qui se déroulent sur des circuits, terrains ou parcours, tels que définis à l'article 4 sont soumises à autorisation.

Pour l'application du présent décret, on entend par « manifestation » le regroupement de véhicules terrestres à moteur et d'un ou de plusieurs pilotes ou pratiquants visant à présenter, de façon organisée pour les spectateurs, un sport mécanique sous ses différentes formes.

Toute concentration qui comporte au moins un chronométrage, même sur une distance réduite, est regardée comme une manifestation.

Je suis d'accord avec Maître Eolas au moins sur un point : notre (bientôt) cher président n'est probablement pas un fasciste totalitaire machiavélique et tout le toutim, et le diaboliser n'est pas très productif ; ceci dit, cet arrêté va dans une direction parmi deux qui me déplaisent fortement. En effet, soit il a pour but de limiter la liberté individuelle (il a eu moins cet effet, puisqu'il est désormais interdit d'aller se balader à plusieurs motos, ou de partir en vacances à plusieurs voitures, sans prévenir un représentant de l'État deux mois à l'avance) ; soit le gouvernement qui l'a pris l'a fait en sachant qu'il ne serait pas appliqué, auquel cas il affaiblit la valeur du droit français, et ça m'embête d'un point de vue civique.

Et en plus, mes photos de la journée sont floues.

Mise à jour : Le décret en question a en fait été abrogé par un autre décret, le 25 juillet 2007.

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Posted mar. 08 mai 2007 00:00:00 CEST
Balade moto : Tarn et Aveyron

Depuis un mois que je suis arrivé à Albi, je n'avais pas encore testé les routes du coin sur deux roues. C'est maintenant chose faite, avec une petite balade de trois heures cet après-midi.

Itinéraire : départ d'Albi, route de Cordes jusqu'à Cordes, puis direction Villefranche de Rouergue (jusqu'à... Villefranche de Rouergue), puis direction Rodez et Millau. Petite pause à Rieupeyroux dans un café (les mauvaises langues seront ravies d'entendre que j'ai pris un Ricqlès), puis ça repart. À Baraqueville, tourné à droite direction Carmaux. De là, y'a un genre de voie rapide, presque une autoroute, pour revenir à Albi.

Verdict : jolies routes, très belle campagne et jolis villages (il va falloir que je revienne avec un appareil photo un de ces jours). Les routes sont globalement bonnes (avec quelques passages vieillissants et en état moyen, mais pas trop). Ça tourne par endroits, mais moins que la N7 (eh oui, on a les références qu'on peut). À refaire.

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Posted sam. 14 oct. 2006 00:00:00 CEST
Mariage, photo, moto

J'étais le week-end dernier en Saône-et-Loire pour le mariage de Christophe et Anne-Claire. C'était très chouette, l'organisation était parfaite, les invités fort sympathiques, et la météo était juste ce qu'il fallait (mais pas plus) : le photographe a eu juste les nuages qu'il voulait pendant la séance photos, puis il a plu des cordes pendant le passage à la mairie, mais ça s'est arrêté au moment où il s'est agi d'aller vers l'église ; la pluie a repris pendant la messe, puis a de nouveau cessé au moment du vin d'honneur. Et il n'est pas impossible qu'il ait replu pendant la soirée/nuit, mais personnellement j'étais un peu occupé et je ne m'en suis pas aperçu.

Parce que sur la liste de mariage figurait un appareil photo numérique, et que les jeunes époux disposaient donc d'un Canon EOS 350D flambant neuf avec plein de batteries et de cartes mémoire, et que comme ils pressentaient qu'ils allaient être occupés pendant la journée et la soirée ils me l'ont confié avec pour mission explicite de prendre des photos de tout le monde. Du coup, j'ai eu entre les mains un superbe joujou dont j'ai fait un usage intensif. J'espère ne pas m'être trop fait détester par les invités que je mitraillais... Ça m'a donné envie de devenir riche et d'avoir plein de temps pour apprendre la photo.

Et bien entendu, comme il s'agissait d'un de mes derniers week-ends dans la région, j'y suis allé à moto. Par le col de la Bonette, la vallée de l'Ubaye, Savines, Gap puis la N85 jusqu'à Grenoble, autoroute jusqu'à Lyon (la N85 de Grenoble à Lyon ne présente absolument aucun intérêt) puis les Monts-d'Or et la vallée de l'Azergues à l'aller (classique, mais j'aime bien cette route). Au retour, comme j'étais un peu fatigué, j'ai passé un peu plus de temps sur les grandes routes, en tirant en gros jusqu'à Sisteron (A51 puis N75 depuis Grenoble, très jolie route, magnifiques paysages) et N85 de là à la maison. J'ai ainsi pu vérifier le troisième tiers de l'efficacité de la combinaison de pluie : je savais déjà que c'était étanche contre la pluie, et que ça tenait chaud quand on la garde en roulant au soleil après la pluie, je sais maintenant que ça marche aussi très bien comme coupe-vent quand il fait froid et qu'on n'a pris que le pantalon et le blouson d'été.

Un chouette week-end.

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Posted mar. 15 août 2006 00:00:00 CEST
Week-end moto/barbecue

Comme les choses sont ce qu'elles sont, il me restait quelques jours de congés. Donc j'ai pris les quelques jours qui séparaient mon retour du Mexique du week-end de l'Ascension, traditionnellement réservé à des barbecues en Saône-et-Loire, histoire de pouvoir y aller tranquillement à moto.

Rentré du Mexique le mardi soir, j'ai fait une rapide lessive pour partir le mercredi matin sur ma moto que j'avais fait réviser deux semaines avant. Naïvement, je me dirige vers le col de la Bonette, mais un panneau m'informe qu'il est fermé. Je fais donc demi-tour, et je me dirige vers le col de la Couillole, pour pouvoir récupérer la route du col de la Cayolle (qui est ouvert, lui). C'est toujours aussi beau, surtout avec le détour par Savines et le lac de Serre-Ponçon. Comme j'avais un peu de temps avant de retrouver Christophe, je me suis même offert le luxe de passer par le Dévoluy après Gap, avant de repartir vers Grenoble. Là, un peu de cafouillage pour rejoindre Christophe, mais on finit par se trouver. Note pour plus tard : ça sert à rien de prendre la nationale pour aller de Grenoble à Lyon, elle est droite et monotone comme une autoroute.

Le jeudi, on est donc partis vers le Brionnais, qui en voiture et qui à moto. Et Christophe, avec qui je n'avais pas encore roulé (alors que c'est lui qui m'a convaincu de passer le permis moto y'a deux ans), et qui me chambrait depuis longtemps parce que soi-disant sa moto (rouge) va plus vite que la mienne (bleue), s'est gentiment laissé doubler lorsqu'il est devenu évident que je m'ennuyais derrière lui. Je vais essayer de l'attirer dans un stage de virages un de ces quatre (avec progression en douceur : N202 puis N85 puis N7), parce qu'il n'y est apparemment pas habitué.

Je passe rapidement sur les quelques jours d'enchaînement apéro barbecue sieste gâteau soirée jeux etc. C'était chouette, comme chaque année, y'a rien à redire là-dessus.

Repassé à Lyon dimanche soir, et reparti lundi matin vers le sud. De nouveau en passant par les Alpes, mais cette fois je m'étais renseigné : certes le col de la Bonette était ouvert, mais il fallait que je me dépêche d'aller vers le sud parce que la pluie arrivait en milieu de journée vers Lyon et Grenoble et tout ça. J'ai réussi à y échapper, et j'ai donc pu profiter une fois de plus des Hautes-Alpes sous le soleil, et de la route de la Bonette. Juste la route, parce que la charmante militaire qui se tenait en bas de la montée m'a clairement indiqué qu'il valait mieux que je ne m'en éloigne pas trop, rapport à ses copains qui s'adonnaient à des exercices de tir. Même comme ça, c'est magnifique.

Et je reprends donc tranquillement un rythme de travail. Tranquillement, parce que l'été approche à grands pas...

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Posted sam. 03 juin 2006 00:00:00 CEST
Balade moto : la double boucle

Aujourd'hui était un jour à moto. Pas seulement à cause du grand soleil, pas seulement à cause du dimanche, pas seulement parce que Xavier était sans sa douce et tendre et que Michaël avait envie de rouler. C'était en quelque sorte dans l'air du temps. J'en veux pour preuve la quantité de motos que nous avons vues sur le parcours. Bon, on avait un peu choisi l'itinéraire, aussi. Jugez vous-mêmes.

Départ du Nikaïa à Nice, à dix heures plus les éventuels retards de Xavier (il a bon dos, son chat). Pause essence à Lingostière, puis N202 pleine de monde jusqu'à Plan du Var. Là, on bifurque à droite, direction Lantosque. On commence à remonter une colonne de Harley Davidson, mais on s'arrête à Lantosque pour discuter donc ils nous repassent devant. Donc on recommence la remontée de la colonne, petit à petit, mais c'est long, très long. Heureusement ils finissent par s'arrêter à Saint-Martin Vésubie, donc Michaël et moi n'avons pas à tous les doubler un par un. Xavier l'a fait, lui, et comme « ils prennent toute la place et l'empêchent de rouler à son rythme », il est tout énervé et tout de mauvaise humeur quand on s'arrête déjeuner à La Colmiane.

À la descente, ça va mieux : la route est bonne, il n'y a pas grand-monde, ça roule bien. La descente se fait à gauche, d'ailleurs, sur la D2205 dans la vallée de la Tinée, et jusqu'à retrouver la N202. Là, on prend la direction de Digne. On remonte donc le Var, en profitant des jolis paysages de ce coin-là. On s'arrête à Entrevaux boire un coup et faire un peu de tourisme (et prendre des photos). Michaël commence à être fatigué (c'est probablement sa plus longue balade jusqu'à ce jour, puisqu'il est tout jeune permis), mais il veut continuer, alors on continue.

N202 toujours, avec toujours la surprise du lac de Castillon qui apparaît d'un coup au détour d'un virage, toujours avec sa couleur de turquoise dans un écrin de pins verts, c'est toujours aussi beau. On s'arrête prendre quelques photos, au grand désespoir de Michaël qui fatigue de plus en plus et craint de se voir rattraper par la nuit (il est environ cinq heures moins le quart de l'après-midi, et le soleil ne se couche qu'à neuf heures et quart du soir, après tout). Et on repart, non sans avoir refait le plein de mes deux co-baladeurs (apparemment ma Bandit consomme peu, ou alors elle a un réservoir plus gros, je sais pas).

La suite, bon, c'est du classique : Castellane, N85 jusqu'à Grasse, ratage d'un embranchement pendant la traversée de Grasse donc on a fini la descente par Opio, Valbonne et Mougins au lieu de la pénétrante.

Bilan de la double boucle (double, parce qu'on a fusionné la boucle Vésubie-Tinée avec la boucle N202-N85) : environ 290 kilomètres. Au moins autant de motos rencontrées sur le chemin. Parti à neuf heures et demie du matin, rentré à sept heures du soir. Quelques photos (pas trop, parce que Michaël devenait vraiment de mauvaise humeur à la fin). Et un grand sourire, en attendant la prochaine balade...

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Posted dim. 03 juil. 2005 00:00:00 CEST
Sorbet poireau

Ce matin, je devais récupérer la moto chez le concessionnaire, à Antibes, où elle sortait de réparation après ma dernière gamelle. Je suis donc descendu (à pied) de Vallauris à Golfe-Juan, j'ai pris le train jusqu'à Antibes, et j'ai récupéré ma moto (en laissant au passage un chèque d'autant plus gros que j'en ai profité pour acheter une paire de gants d'hiver).

Le morceau rigolo, c'est les restes de neige qui traînaient sur le bord de la route. Pour des questions d'horaire et de boulot, je suis allé directement travailler à moto. Depuis Antibes, où ça allait, jusqu'à Sophia-Antipolis et Mougins. Un peu plus dans l'arrière-pays. En altitude. Dans le froid. Et surtout, avec de belles plaques brillantes sur la route. Alors, ils disaient quoi à l'école ? Gaffe au verglas, surtout sur les ponts et sous les ponts. Très très gaffe, j'ai fait.

J'ai (un peu) profité du trajet, quand même. Les montagnes toutes blanches, la route qui tortille (pas trop, j'ai pris le trajet le plus droit possible), la neige sur le bord de la route, le ciel tout bleu... Et juste un peu froid au bout des doigts (les gants neufs ont donc passé leur première épreuve avec un succès presque total).

Curieusement, j'ai pas pris trop d'angle aujourd'hui.

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Posted mer. 26 janv. 2005 00:00:00 CET
Le genou par terre

Bon, il paraît que les critères pour de venir un vrai motard sont au nombre de trois :

  1. avoir pris une gamelle (c'est bon, j'en ai même une ou deux d'avance) ;
  2. avoir fait son top-lopette (idem) ;
  3. avoir posé son premier genou par terre.

Il ne me manquait donc plus que le coup du genou (sauf si on compte la fois où je l'ai posé par terre parce que j'étais en train de me gameller, mais c'est du cumul de mandats donc ça vaut pas). Eh bien je suis fier d'annoncer que c'est corrigé depuis hier, où j'ai pu mettre Xavier et Michaël minables lors de mon premier passage sur circuit. La première série, Xavier arrivait à résister, mais la deuxième, il s'est littéralement effondré (Michaël, j'en parle même pas, il s'est mis par terre deux fois dans chaque série). J'avoue avoir mis quelques tours à prendre mes marques, mais sur la fin c'était le genou posé au sol à chaque virage, et le déhanchement comme les pros dans la chicane. C'est cool, le circuit, ça change de la N85 avec les limitations de vitesse et les camions qui arrivent en face.

Aux esprits chagrins qui feront remarquer que c'était de la pocket-bike sur un circuit de karting en intérieur, je ne dirai qu'une chose : c'est vrai. Et alors ?

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Posted dim. 23 janv. 2005 00:00:00 CET
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