Le weblog entièrement nu

Roland, entièrement nu... de temps en temps.

Geekeries francophones

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Allez, c'est vendredi, c'est permis, je vais m'autoriser deux petites annonces.

Premièrement : rappelez-vous Minami Taiko, ce groupe de tambours japonais du sud de la France. Bon, nous on est des amateurs, mais il se trouve qu'on fait venir, pour le festival Escale à Sète, un vrai groupe de taikos du Japon et tout. Ils s'appellent SEN, et ils vont faire quelques animations musicales dans Sète du 18 au 21 avril. Et avant de repartir dans leur lointain Cipango, ils feront un vrai concert à Montpellier, le mardi 22 avril au soir, sur le campus de l'INRA/Supagro. Et devinez qui fait la première partie ? Minami Taiko, voilà qui ! Donc si vous voulez découvrir le taiko ou voir quelques amateurs suivis d'un vrai groupe, faites donc un tour sur le site de Minami Taiko. À noter qu'il y a aussi un atelier d'initiation le même jour si ça vous intéresse.

Deuxièmement : je suis fier de vous présenter un petit site web que c'est moi qui l'ai fait avec mes petits doigts délicats. Ça s'appelle Chacun sa part, et ça sert à faire des comptes entre amis, genre quand on part en vacances ensemble, ou qu'on fait régulièrement des dépenses partagées dans un groupe de gens. Pour éviter des comptes d'apothicaire à chaque restau, chaque tournée au bar, chaque passage en caisse, on saisit la dépense sur le site, on dit qui a payé et qui a participé, et le site calcule automatiquement les soldes de chacun et propose des suggestions de remboursements pour rééquilibrer les comptes. Y'a un système d'invitations pour que chacun puisse consulter l'état du groupe et saisir des dépenses, des QR-codes pour faciliter la vie aux utilisateurs de smartphone, et même si ça n'a pas encore été testé à grande échelle ça a été validé par une poignée de testeurs dans différentes configurations. Allez-y, c'est cadeau. Chacun sa part. Point com.

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Posted ven. 11 avril 2014 10:06:19 CEST
Reumeuleuleu

Bon alors je n'ai pas prévenu avant, mais je suis arrivé hier soir à l'édition 2012 des Rencontres mondiales du logiciel libre (plus connues dans le microcosme francophone comme les « reumeuleuleu »). Raphaël Hertzog semble se débiner, et Olivier Berger est tombé dans un trou, mais c'est plein d'autres geeks sympathiques avec qui causer et boire de la bière (libre). Si vous voulez une dédicace du Cahier de l'admin Debian (ou de sa traduction anglaise), cherchez-moi donc dans les couloirs ou les conférences.

Ah, et ça ne fait probablement rire que moi, mais comme ça se passe à Genève, il y a énormément de panneaux, d'affiches, de devantures de magasins et d'enseignes diverses typographiées en Helvetica, Helvetica Bold, Helvetica Light, etc. Donc pour me reconnaître, cherchez un type le nez en l'air (quoique j'ai aussi repéré du Helvetica sur une plaque d'égoût). Comme dit le tee-shirt : Sex Drugs Helvetica Bold !

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Posted lun. 09 juil. 2012 00:00:00 CEST
Le Debian Handbook est sorti !

Pour ceux qui vivaient dans une grotte récemment, la raison pour laquelle je vivais dans une grotte vient de se terminer : la traduction anglaise du Cahier de l'Admin Debian vient enfin de sortir, sous le titre de “The Debian Administrator's Handbook”. Et pas qu'un peu, puisqu'il est disponible :

  • En version papier chez Lulu ;
  • En consultation en ligne ;
  • En téléchargement aux formats PDF, Epub et Mobipocket ; vu que le site est un poil chargé en ce moment, il est conseillé d'utiliser les torrents (PDF, Epub, Mobipocket, HTML) ;
  • Et il est même disponible directement dans Debian, tant qu'à faire : apt-get install debian-handbook (uniquement dans unstable pour l'instant, mais il va certainement migrer vers les autres distributions).

Le dernier élément est important : le livre est libre (sous licences GPL-2+ et CC-BY-SA-3), et les contributions sont donc possibles et bienvenues.

Pour tous détails supplémentaires, le site web du livre : debian-handbook.info.

Les donations sont toujours possibles (et appréciées !), même après la fin officielle de la campagne de financement.

Raphaël et moi serons vraisemblablement aux RMLL de Genève en juillet, et ça serait bien le diable si nous n'arrivions pas à organiser une séance de dédicaces si le besoin s'en fait sentir…

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Posted jeu. 10 mai 2012 00:00:00 CEST
La retraite à 10 ans

Petit billet rapide pour annoncer qu'après dix ans de bons et loyaux services, mirexpress vient d'être mis à la retraite. Il est remplacé par polymir, mon nouveau PC tout beau tout brillant et tout moderne. Comme en 2002, je l'ai pris nettement plus puissant que mes besoins actuels ne l'exigent, mais j'ai bien l'intention de le faire durer dix ans lui aussi, ne serait-ce que pour continuer à fournir un contre-exemple pour tous les gens qui pensent que leur ordinateur est forcément obsolète au bout de deux ans.

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Posted mer. 18 avril 2012 00:00:00 CEST
Cahier de l'admin Debian : dernières nouvelles

Il se passe des choses dans le petit monde du livre Debian.

Premièrement, la nouvelle édition du Cahier de l'Admin Debian est sortie, après deux ans de mises à jour amoureuses par Raphaël Hertzog et votre serviteur. Nous voulons croire qu'elle aura aussi bonne presse que les précédentes, puisqu'elle met à jour tout le contenu pour coller à Debian Squeeze. Noël approche, pensez à votre administrateur système !

Deuxièmement, la campagne de financement pour la traduction en anglais a atteint son premier objectif, et Raphaël et moi allons donc commencer la traduction. Nous vous tiendrons bien entendu informés de son avancement. Notez qu'il reste actuellement 12 jours pour les préventes, mais je suis certain qu'on trouvera un moyen de faire des ventes même après la fin de la campagne de souscriptions.

Troisièmement, et c'est peut-être plus important : cette même campagne de souscriptions sert également à financer la libération du livre (au sens de « publication sous une licence libre »). Cette libération sera déclenchée à l'atteinte d'un deuxième objectif, qui est en bonne voie mais pas encore complet. C'est donc le bon moment pour contribuer. Vous pouvez bien entendu choisir la répartition de votre contribution, pour privilégier le fonds de libération ou les contreparties personnelles.

Et si jamais on organise des séances de dédicace dans les plus prestigieuses librairies, je vous en parlerai, promis.

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Posted mer. 16 nov. 2011 00:00:00 CET
Guitar Hero avec une « vraie » batterie

Prenons une situation banale de la vie quotidienne (en tout cas, moi ça m'est arrivé quotidiennement pendant au moins deux jours) : nous disposons d'une console de jeux vidéo Wii et du jeu Guitar Hero World Tour complet (avec la batterie, donc), et nous disposons également d'une batterie électronique Roland (forcément) TD-4K. Il est très tentant de vouloir jouer à l'un en tapant sur l'autre. Pour tout un tas de mauvaises raisons : s'entraîner à la vraie batterie avec la position habituelle des fûts, toms et cymbales (celle de Guitar Hero est vraiment petite), faire moins de bruits ploc-ploc qui gâchent la musique, pouvoir écouter le résultat de ce qu'on tape plutôt que la piste de batterie enregistrée dans le jeu, etc. Et surtout, pour une bonne raison : parce qu'on peut. Il y a un connecteur MIDI-out sur la batterie électronique, et un connecteur MIDI-in sur la batterie de GH, donc on doit pouvoir bricoler le machin. Notre objectif est clair : que ça marche.

Rassemblons donc le tout dans une même pièce : la console, l'écran ou le projecteur, des enceintes qui marchent bien, et la batterie. Les accessoires seront invoqués au fur et à mesure que le besoin s'en fera sentir.

Problème n°1 : le ploc-ploc en plastique de Guitar Hero World Tour (« GH » pour faire court) présente l'avantage de ses inconvénients, à savoir qu'on peut décemment y jouer depuis le canapé sans squatter tout le salon ; une batterie électronique, même de presque entrée de gamme, non (en tout cas, pas mon salon à moi). Ce problème ne sera pas traité ici, donc on fera gaffe en enjambant les divers éléments du fatras à ne pas se prendre les pieds dans les câbles ou piétiner des trucs qui ne devraient pas l'être.

On prend donc un câble MIDI standard, qu'on branche entre ici et là, et on regarde ce qui se passe. Wouhou, on tape un peu n'importe où et y'a du signal qui passe, vu que le jeu réagit.

Problème n°2 : le jeu réagit un peu trop. Chaque coup tapé sur la batterie donne deux coups successifs dans le jeu. Très rapprochés, mais tout de même interprétés comme deux coups différents, donc pas bons pour jouer. D'après ce que j'ai trouvé sur l'Internette multimédia mondial, il semble que ce soit un problème connu, et qui n'arrive que pour ma combinaison à moi de GH + Wii + batterie Roland. Apparemment, avec Rock Band ça marche, ou avec GH sur une autre console, ou avec une batterie Yamaha… C'est très frustrant, et pas seulement pour moi : certains ont bricolé des boîtiers qui s'intercalent dans le câble MIDI et viennent dédoublonner les signaux, spécifiquement pour cette configuration. Prenons l'hypothèse qu'on n'a pas envie d'investir dans un fer à souder ni de se remettre à niveau en électronique. Va-t-on se laisser abattre ?

Certainement pas. MIDI, c'est juste un protocole de transport de signaux numériques, pas bien compliqué, et utilisé globalement par tous les gens qui font de la musique avec un tant soit peu d'assistance électronique. Conséquence : on trouve des adaptateurs de MIDI vers USB pour une poignée d'euros. On va donc remplacer un hasardeux bricolage électronique par un ordinateur générique, qui va recevoir les signaux MIDI de la batterie via l'adaptateur, les filtrer, et renvoyer le résultat vers la console. Les détails plus bas, parce qu'entre-temps je voudrais vous parler du problème n°3.

Problème n°3 : Le contrôleur de GH dispose de 5 pads et d'une pédale. La Roland TD-4K de base dispose d'une caisse claire (avec un capteur pour le bord et un pour la peau), trois toms, une grosse caisse, deux cymbales et une charleston avec deux capteurs chacune, et une pédale pour la charleston (qui permet donc d'avoir un son ouvert ou fermé pour cette dernière). Soit 14 signaux différents, plus le coup de charleston au pied que j'ai oublié de traiter. C'est pas grave, on n'a qu'à ignorer ceux en trop, certes, mais y'a quelques autres trucs un peu gênants : le signal qui correspond à la « cymbale orange » par exemple est émis quand on tape sur le centre de la cymbale crash, mais pas quand on tape sur le bord. Or le bord de cette cymbale vient plus naturellement quand on joue. Accessoirement, on aimerait bien que la cymbale ride (située à droite) marche aussi pour l'orange — par défaut, elle ne correspond à rien dans le jeu.

On peut reconfigurer le module TD-4 pour changer les signaux MIDI émis par chaque sonorité, pour faire correspondre les fûts et cymbales de notre choix à ce qui est attendu par la console. Mais tant qu'à intercaler un filtre MIDI sur le chemin, autant garder toute l'information jusque-là, de manière à pouvoir en faire ce qu'on veut en plus de la renvoyer vers la console. Par exemple l'enregistrer, ou la renvoyer vers un autre module de son, ou faire n'importe quoi d'autre que permet le MIDI sans avoir à reconfigurer le tout quand on veut jouer à GH.

Les problèmes ayant été exposés, voici maintenant une solution possible. Pas compliquée à mettre en œuvre, testée et validée par votre serviteur. Le principe : on prend midish, qui est une commande exprès faite pour ce genre de bricolages et disponible dans toutes les bonnes distributions de Linux, et on met un petit script autour pour automatiser les branchements. Voici donc roland2ghwt.sh, qui va s'intercaler entre le MIDI-out de la TD-4 et le MIDI-in de la console, et récrire certains signaux vers ceux attendus par la console. En particulier, les bords de cymbales sont récrits vers les centres de cymbales correspondants, et pareil pour la caisse claire ; j'ai pris le parti de mettre les deux grosses cymbales (crash et ride) sur l'orange du jeu, et d'envoyer à la fois le tom médium et le tom grave sur le vert du jeu. Le bleu reste sur le tom aigu, et la grosse caisse est bien là où elle est.

 #! /bin/sh

 listports () {
     aseqdump -l \
     | grep : \
     | grep -v System \
     | grep -v "Midi Through" \
     | cut -c-9,42-
 }

 case $(listports | wc -l) in
     0)
         zenity --warning --text "No MIDI adapter found."
         exit 1
         ;;
     1)
         port=$(listports | awk '{print $1}')
         name=$(listports | cut -c11-)    
         # zenity --info --text "Using $name as MIDI adapter."
         ;;
     *)
         port=$(listports | while read p n ; do
             echo $p
             echo $n
         done | zenity --list --text "Please select MIDI port to use:" --column Port --column "Port name")
         ;;
 esac

 midishscript () {
     cat <<EOF
 # Setup device
 dnew 0 "$port" rw
 # Define filtering rules
 fnew filter
 fmap {any} {any}
 fmap {note {0 9} 40} {note {0 9} 38} # Snare rim → head (red)
 fmap {note {0 9} 22} {note {0 9} 42} # Closed hi-hat edge → bow (yellow)
 fmap {note {0 9} 26} {note {0 9} 46} # Open hi-hat edge → bow (yellow)
 # High tom already goes to 48 (blue), nothing to do
 fmap {note {0 9} 55} {note {0 9} 49} # Crash edge → bow (orange)
 fmap {note {0 9} 59} {note {0 9} 49} # Ride edge → crash bow (orange)
 fmap {note {0 9} 51} {note {0 9} 49} # Ride bow → crash bow (orange)
 fmap {note {0 9} 41} {note {0 9} 45} # Floor tom → low tom (green)
 # Bass drum already goes to 36 (purple), nothing to do
 i
 EOF
 }

 midishscript | midish -b 2> /dev/null &
 pid=$!

 zenity --info --text "Filter running, click to stop."
 kill $pid

À noter que la partie réellement utile du script se concentre dans la fonction midishscript, le reste c'est juste un peu de devinette et d'interface pour choisir quel adaptateur MIDI utiliser au cas où il y en aurait plusieurs. Les pré-requis sont : midish 1.0 ou supérieur (la syntaxe pour définir le port à utiliser est différente dans les versions précédentes), zenity pour la partie graphique, et un adaptateur MIDI/USB branché. À noter aussi que le problème n°2 semble avoir disparu de lui-même dès qu'on passe par le PC, je ne sais pas si c'est dû à midish ou à l'adaptateur ou à autre chose, mais ça marche donc je cherche pas plus loin.

Les ceusses qui voudraient adapter pour d'autres batteries ou d'autres correspondances entre la batterie et les couleurs peuvent se faire plaisir, il suffit de modifier le script. Les notes attendues par GH sont respectivement numérotées 38 pour le pad rouge, 46 ou 42 pour le jaune, 48 pour le bleu, 49 pour l'orange, 45 pour le vert et 36 ou 41 pour le violet (pédale de grosse caisse). J'ai pas testé ce qui se passe quand on veut jouer en mode gaucher avec une batterie déjà retournée, mais il sera peut-être nécessaire de modifier les correspondances en conséquence.

La prochaine étape, bien sûr, ce serait de se passer complètement du contrôleur GH, en envoyant ces données MIDI modifiées dans un adaptateur Bluetooth qui se ferait passer pour une Wiimote. Je ne sais pas s'il existe déjà des outils pour faire ça, mais je me retrouverais de toute manière face au problème n°1 : même sans le contrôleur GH, la batterie dans le salon ça rentre pas. Donc je vais pas trop chercher, mais si quelqu'un le fait je veux bien en entendre parler.

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Posted dim. 12 déc. 2010 00:00:00 CET
Debconf 9

La dixième conférence Debian, cette année à Cáceres (Espagne), commence officiellement demain. Moi j'y suis arrivé depuis quelques jours déjà, après trois jours de moto avec deux membres de la cabale italienne (qui essaient d'infiltrer la française, d'ailleurs).

Donc ça fait quelques jours que je suis au Debcamp, le rassemblement des geeks Debian qui viennent pour travailler ensemble. Et même pour des gens habitués au mail et aux messageries instantanées, se retrouver autour d'une table constitue un gain énorme en productivité. Et ça marche bien : bientôt sur vos écrans, une annonce sur ce que j'ai fait de mon temps, mais visiblement de nombreux pans de Debian ont pas mal progressé aussi. Et ça n'empêche pas de boire une bière le soir, voire de jouer à des jeux qui nous font passer pour des malades.

Debcamp, c'était une centaine de personnes. La Debconf elle-même est prévue pour accueillir environ le triple. Donc une centaine de personnes sont arrivées aujourd'hui, et encore autant sont prévues pour demain. L'ambiance change du tout au tout, et l'énergie est presque palpable dans l'air. Ça parle un mélange de toutes les langues (en changeant au milieu des phrases quand un nouveau arrive dans une conversation), ça se retrouve après des années même s'il ne s'est écoulé que quelques jours depuis la dernière conversation électronique, ça s'échange des idées, ça les met en place, des trucs géniaux apparaissent en une heure, et les conférences elles-mêmes n'ont même pas encore commencé. Donc ça va être encore plus concentré quand tout ça devra se faire en-dehors des présentations.

Ma dernière Debconf remonte à la Debconf 6, et je me rappelle maintenant pourquoi je regrettais de ne pas avoir assisté aux suivantes.

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Posted jeu. 23 juil. 2009 00:00:00 CEST
On n'a pas tous les jours 20 ans

Quand j'étais petit, mon papy me racontait l'histoire du type qui était mort à 1000 ans et celle de celui né à 40 ans. Et ça me faisait beaucoup rire.

Eh ben aujourd'hui, c'est pas pour me vanter, mais j'ai à la fois 20 ans, 40 ans et 100000 ans. Et 32. Et c'est pas demain la veille que ça va se reproduire, donc fiesta !

(Le monde se divise en 10 catégories : ceux qui comprennent le binaire et ceux qui se creusent la tête.)

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Posted sam. 11 avril 2009 00:00:00 CEST
Debian Lenny, le livre, le jeu

Si vous n'avez pas passé les trois dernières semaines sous un caillou ou dans un monastère, vous savez déjà que la version 5.0 de Debian GNU/Linux, nom de code « Lenny », est sortie le 14 février dernier. Pour accompagner la publication de cette nouvelle version majeure de Debian, Raphaël Hertzog et moi-même avons également mis à jour le Cahier de l'admin Debian. L'édition portant sur Lenny est déjà disponible en version électronique sur Izibook, et la version papier sera chez les libraires le 19 mars. Elle ne constitue pas une révolution (on ne change pas une formule qui est devenue au fil des ans la référence en français), mais principalement une mise à jour, avec des ajouts pour combler quelques vides (par exemple, de nouvelles sections sur OpenVPN et les partitions chiffrées).

Pour certaines des précédentes éditions, il avait été lancé un concours où les personnes faisant la meilleure promotion étaient récompensées par des exemplaires du livre. Pour cette édition, nous avons gardé l'idée, mais l'objet du concours est différent : il s'agit non plus de faire la promotion du livre, mais de participer à la communauté Debian. Pas besoin d'être un super-développeur, il suffit d'apporter une contribution qui va faire progresser Debian d'une manière ou d'une autre, à condition que ce soit tangible. Raphaël écrit une série d'articles sur le sujet, vous pouvez donc aller y piocher des idées. J'en ajouterai deux, complémentaires :

  • Publier un blog qui donne une visibilité aux évolutions récentes, en cours ou prévues de Debian unstable et/ou testing, voire experimental. Quelques exemples de ce qu'on pourrait y voir serait l'arrivée d'une nouvelle version majeure du noyau ou de Gnome, la disparition d'un paquet au profit d'un autre, l'arrivée de nouveaux paquets intéressants, leur migration vers testing, etc. Pas une liste de tous les changements de chaque bibliothèque mineure, mais juste une vue macroscopique de ce qui se passe de visible pour les utilisateurs.
  • Dans un registre un peu différent, il serait intéressant de publier (peut-être aussi sous forme de blog) un baromètre de l'état actuel d'unstable, avec les migrations en cours, les paquets importants connus pour être cassés, etc. Le but est de faciliter l'usage d'unstable par des utilisateurs courageux-mais-pas-téméraires. Un exemple de ce que j'y verrais bien est une mention du bug 511009, assorti d'une mention que c'est pas une bonne idée d'upgrader CUPS pour l'instant (ça m'aurait évité quelques heures d'interrogations) ; et un autre billet quand c'est résolu. Là encore, trop de débit ne servirait à rien, il suffirait d'une vision macroscopique de l'état des différents sous-systèmes.

Bien entendu, ce ne sont que des idées, et les plus originales seront peut-être les meilleures, puisqu'elles seront celles que nous n'auront pas prévues et apporteront donc une réelle nouveauté.

Les juges du concours sont, devinez qui… Raphaël et moi. Nous essaierons bien entendu d'être impartiaux et de ne pas donner dans le copinage, mais il est évident que les contributions qui nous touchent directement seront appréciées. Pour trouver une justification noble à ce favoritisme, disons que c'est pour inciter les participants à s'impliquer dans la communauté et pas juste à un aride ensemble de bugs sans humanité : nos centres d'intérêt sont largement documentés sur la toile, et ça fera une excellente manière de se familiariser avec les différents outils et sources d'informations disponibles.

Le concours est doté de 10 éditions papier du livre pour les nouveaux contributeurs, et je pense qu'on peut le comparer à un genre de stage à sujet libre (à condition qu'il ait des résultats concrets et positifs). Trois exemplaires supplémentaires seront également remis à des contributeurs plus anciens au titre de récompense « pour l'ensemble de leur œuvre ».

Références :

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Posted lun. 02 mars 2009 00:00:00 CET
Faire-part de naissance : FusionForge

(Ceci est juste un résumé en français de l'annonce complète en anglais.)

Au début, il y avait SourceForge, un logiciel libre développé par une boîte qui s'appelait (à l'époque) VA Linux Systems. Ce logiciel était utilisé par plein de gens, et développé de manière plus ou moins collaborative. Un jour, VA Linux Systems a décidé que les nouvelles versions de SourceForge (à partir de la version 3) ne seraient plus libres (et qu'elles s'appelleraient Sourceforge Enterprise Edition). Plusieurs personnes sont donc parties avec la dernière version libre (celle qui aurait pu devenir la version 2.6), avec dans l'idée de maintenir ce code.

Il y a donc eu GForge, un logiciel libre développé entre autres par une boîte qui s'appelle le GForge Group. Ce logiciel était utilisé par plein de gens, et développé de manière collaborative, notamment par votre serviteur. Un jour, le GForge Group a décidé que les nouvelles versions de GForge (à partir de la version 5) ne seraient plus libres (et qu'elles s'appelleraient GForge Advanced Server). Mais comme l'hébergement du projet était maintenu ouvert, les versions 4.x ont pu être maintenues de manière libre et collaborative.

Pendant ce temps, l'appellation "GForge Advanced Server" s'est faite de plus en plus rare, et des noms plus équivoques sont apparus : "GForge AS", "GForge Express Edition" (ou "GForge EE") et, plus récemment, "GForge Community Edition", aucun de ces logiciels n'étant libre (même si certains sont disponibles en téléchargement gratuit et qu'on peut même jeter un œil aux sources).

Comme cette ambiguïté prêtait à confusion (certains utilisateurs ont installé une version propriétaire en croyant installer un logiciel libre), les principaux développeurs de la version libre de GForge (Christian Bayle, Alain Peyrat et moi-même) ont décidé de... partir avec le code, et de renommer le projet de développement et de maintenance de ce code libre.

Le résultat s'appelle FusionForge, et il est hébergé sur FusionForge.org. Nous avons plein d'idées, mais un des buts majeurs (qui a justifié le nom) est que nous allons chercher à réintégrer dans le code commun des fonctionnalités qui ont été développées localement par des utilisateurs mais non publiées. Ça tombe bien, nous sommes déjà en relation avec plusieurs de ces utilisateurs institutionnels qui semblent intéressés par cette convergence.

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Posted dim. 25 janv. 2009 00:00:00 CET
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