Le weblog entièrement nu

Roland, entièrement nu... de temps en temps.

Bric-à-brac

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Comment manier les baguettes atandard
  1. Ouvtex l'emballage, sortex les baguetter et les separet.
  2. Tenez la premiere baguette comme si vous teniez un crayon.
  3. Mettez la seconde beguette ente le majeur et l'annulaire.
  4. La seconde baguette restera immobile tandir que vous actionnerez seutement la premiere.

Fin de citation. Authentique. Ceux qui ne me croient pas n'ont qu'à vérifier au restaurant à sushis en face de la cathédrale d'Évry. À mon avis, c'est soit un message codé stéganographique à destination d'une société secrète qui cherche à conquérir le monde, soit une tentative pour détourner l'attention de la cuisine.

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Posted lun. 28 mars 2011 22:40:06 CEST
La Conspiration des Figolu

Petit aparté non technique pour ce billet. Je voudrais dénoncer une machination (sournoise, comme il se doit) dont je suis la victime, ainsi que probablement des milliers ou des millions d'autres comme moi. Faute de mieux, je l'appelle la conspiration des Figolu. Et je l'énonce sous la forme d'un principe, démontré empiriquement par mon pifomètre le plus précis : tout supermarché vendant un produit un tant soit peu particulier fait les plus grands efforts pour vous décourager de l'acheter.

N'importe quoi, dites-vous. Eh bin tentez donc l'expérience, et allez dans votre supermarché Croisement ou Aupré pour y chercher un paquet de Figolu. Un bête paquet de biscuits sablés fourrés à la pâte de figues, que c'est vachement bon et dont j'aime bien me goinfrer à l'occasion. Peut-être que c'est juste dans la grande surface où j'ai mes habitudes, mais ils ne sont jamais à la même place deux fois d'affilée. J'ai consciencieusement mémorisé leur emplacement d'une semaine sur l'autre pendant dix semaines, et ils ont toujours été déplacés. D'un bout à l'autre du rayon, dans le rayon d'à côté, sur les étagères les plus hautes et inaccessibles à mes dimensions réduites, ou, plus fréquemment, dans les recoins les plus sombres de l'étagère la plus basse, celle que personne ne voit. Et bien entendu, il n'est pas rare que l'étagère consacrée, une fois qu'on l'a trouvée, soit « momentanément » vide.

Curieusement, ça ne s'applique pas à tous les biscuits. Certains restent bien sagement à leur place en dépit des réorganisations de rayons. Mais jamais les Figolu. Pourquoi ? Mystère.

Enfin, mystère, pas tant que ça, quand on met ça en relation avec la conspiration des marques « maison » (désolé, je n'ai pas trouvé de nom plus explicite, mais à mon avis ce n'est qu'une autre facette de la conspiration des Figolu de toute façon). Ça aussi, c'est d'une fourberie sans limite, mais on peut s'en prémunir en étant un peu attentif, le déroulement de l'opération suivant un cheminement bien rodé.

  • D'abord, un produit cesse de se balader partout. Ça peut être un paquet de yaourts, un shampooing, un jus de fruits, peu importe, mais si on s'aperçoit qu'il n'a pas changé de place pendant quelques semaines, c'est louche. Peut-être que le magasin a juste stabilisé son organisation des rayonnages, mais ouvrez l'œil, car la deuxième phase va bientôt subvenir.
  • Le paquet de yaourts se remet à bouger, mais insensiblement, et vers un emplacement proéminent. Il ne saute plus d'un bout à l'autre du rayon, mais il se déplace d'un demi-mètre par semaine vers le coin le plus éclairé et le plus visible. Il va même souvent occuper plusieurs étagères, toutes plus ou moins au niveau des yeux, de sorte qu'on va le trouver sans peine, sans réfléchir. Là, c'est sûr, la machination est en marche.
  • Suit une période insidieuse, de durée variable, où le produit est bien en place, bien visible, bien en-deçà du seuil où il faut allumer son cerveau pour le trouver. Ne vous endormez pas, car va bientôt surgir…
  • …la phase la plus fourbe : votre produit est subitement relégué à une sombre sous-étagère du rayon d'en face, et remplacé par un produit similaire, avec un emballage très proche visuellement, même couleurs même police de caractères même texte ou presque. Crac, votre main se tend, prend le paquet de yaourts et le met dans le panier (ou le chariot). Et vous avez perdu, victime d'une micro-manipulation. Et si par un coup de chance votre cerveau n'est pas complètement reptilien à ce moment précis, et que dans une étincelle de vivacité vous vérifiez un truc, vous pouvez être certains que les dates de péremption sont encore loin, contrairement à celles de votre yaourt réellement préféré (s'il n'est pas momentanément indisponible), qui curieusement périme dans moins de temps qu'il n'en faut pour le manger même en respectant les recommandations des nutritionnistes yaourtiers. Ainsi rasséréné, votre cerveau se rendort avec la satisfaction du devoir accompli ha ha ils m'auront pas cette fois, et crac le yaourt de l'infâmie se retrouve dans le panier.

Si c'est pas vil et fourbe et limite malhonnête ça, je sais pas ce qui l'est. Bien sûr, ça ne marche pas pour tout : seulement les trucs génériques, que la marque maison peut reproduire. Pour les autres, c'est selon le profil : le Nutella (dont j'aime à me goinfrer de temps en temps aussi), pas de problème, il reste en place, et ses clones resteront respectueusement au-dessus ou à côté. Mais pour les trucs un tant soit peu exotiques (et les Figolu, c'est quand même pas du grand exotisme), pas question. Si on ne peut pas vendre du clone de Figolu parce qu'on n'en fait pas, il faut décourager le pauvre figolophile de ses manies ingénues et le ramener dans le droit chemin des biscuits génériques qu'on sait copier.

Je ne sais pas ce que font les autorités, mais je trouve que les opérations en faveur du pouvoir d'achat dont on nous rebat les oreilles devraient inclure la lutte pour le pouvoir d'acheter des Figolu.

Et je vous parle même pas de Ricqlès. Ça c'est devenu (presque) introuvable.

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Posted dim. 04 janv. 2009 15:55:03 CET
Débordède

Amis lecteurs assidus, je suis conscient que vous êtes probablement soulagés que je ne puisse pas vous servir aussi régulièrement que j'aimerais ma prose rébarbative. Je suis un peu débordé par la vie, l'univers et même (surtout) le boulot. Ça va se calmer, un jour, peut-être... Pour vous aider à patienter, un tout petit billet en forme de rien du tout, pour coucher sur le papier (lisez donc les « Exercices de style » de Queneau, c'est vachement bien) des trucs qui m'ont traversé l'esprit récemment.

  • Les photos, c'est joli quand on les suspend au mur à l'aide de filins métalliques et de petits aimants. Mais un jour, surprise, on se demande pourquoi elles n'ont pas la même tête que d'habitude, sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui a changé. Eh bin j'ai fini par trouver : selon les jours, elles s'incurvent soit de manière convexe, avec les bords qui reculent vers le mur, soit de manière concave, avec les bords qui ressortent. Exercice laissé au lecteur qui s'ennuie : corréler ça avec les courbes de température, d'hygrométrie et de pression et trouver le lien.

  • Indignation persistante quoique mineure dans mon cerveau : pourquoi dit-on d'un appareil qu'on le met en veille, alors que précisément on le met en sommeil ? Groumpf.

  • Oui, je vais aux RMLL cette année. Non, je ne vais pas à la Debconf cette année.

  • Oui, j'ai entendu parler des nouveaux noms de domaine qui vont s'ouvrir l'an prochain. Non, je ne compte pas remplacer entierement.nu par completement.apoil. Je vous le laisse.

  • Pourquoi, certains jours, il fait trop chaud pour garder le Velux fermé, mais trop pluvieux pour le garder ouvert ? J'ai passé une après-midi à faire du flip-flop dans mon bureau, c'est un peu gonflant.

  • Oui, je sais, ma galerie photos est vide actuellement. Je sais qu'il faut que je m'en occupe, mais pour ça il faudrait que je trouve du temps...

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Posted mer. 25 juin 2008 09:24:50 CEST
Des nouvelles de la fibre optique

On entend parfois parler dans les magazines d'information de l'arrivée imminente des connexions Internet par fibre optique, utilisant différentes techniques regroupées sous le nom de "FTTH" (fiber to the home, la fibre jusqu'à la maison). Enfin, imminente... apparemment les syndics de certains immeubles commenceraient à être contactés par les opérateurs. Mais ça reste assez limité, et réservé à quelques privilégiés. Pour les autres, ceux qui habitent dans les petites villes (moins de dix millions d'habitants), ça reste assez flou et on sait ni trop comment ça marche, ni quand ça sera réellement disponible.

C'est donc avec une certaine excitation que j'ai participé à une expérimentation pilote pour le déploiement de FTTH (dans sa variante FTTH-PY, pour ceux qui connaissent). Je n'ai pas pu tester en profondeur, faute de préparation préalable (mea culpa), je ne peux donc vous livrer que mes premières impressions.

D'abord, la disponibilité du matériel : impression très favorable de ce côté-là, on peut trouver les équipements d'émission/réception en grande surface sans problème (testé dans une seule grande surface, mais je ne pense pas que le Carrefour de chez moi soit plus spécialisé qu'un autre). Pour la fibre elle-même, c'est à peine plus compliqué, mais elle est elle aussi largement disponible dans les magasins spécialisés. Le prix est également très raisonnable, et le système est probablement parmi les moins chers du marché (il entre en concurrence directe avec les réseaux floppynet).

Pour la mise en place, c'est pas encore tout-à-fait plug and play, hélas. Les contraintes de courbure de la fibre imposées par le système de modulation font que la longueur de la fibre doit être calculée au millimètre près, et ne peut donc pas être connue à l'avance. Il faut donc prendre les mesures soi-même et couper la bonne longueur de fibre. De même, les terminaux étant génériques, ils peuvent s'adapter à plusieurs dimensions de fibre, et il faut les préparer à recevoir la bonne. Il faut également effectuer le raccordement proprement dit. Ça reste très accessible (pas besoin de pince à sertir ou d'outillage particulier), et le tout peut être réglé en quelques minutes, mais on espère que la standardisation aidant ça pourra être simplifié pour les versions finales.

Arrive le gros point noir : le FTTH-PY est censé, à terme, permettre de faire transiter plusieurs types de communications, que ce soit de la voix ou de la donnée, mais pour l'instant seule la voix est réellement opérationnelle. Il n'y a malheureusement pas encore de pilotes disponibles (ni sous Linux, ni a fortiori sous Windows ou Mac OS), et il faut donc passer par des systèmes de conversion des flux de données en signal sonore plus ou moins audible. L'avantage est que ce système de modulation-démodulation (oui oui, c'est un modem) peut être réalisé intégralement en logiciel, l'inconvénient est que les logiciels existants ne sont pas encore à un niveau de stabilité suffisant pour une utilisation réelle. Et même s'ils finissent par y arriver, les prévisions sont pessimistes quant aux performances. Je n'ai donc pas réussi à établir de connexion de données sur ma fibre, j'en suis très déçu. Je ne peux donc que vous transmettre les informations que l'on m'a données, à savoir que les performances attendues pour ce qui concerne les transmissions de données sont de l'ordre de celles obtenues en RFC1149 (IPoAC) pour ce qui concerne le débit et les taux d'erreur, mais sans les problèmes de latence variable. C'est prometteur, mais encore une fois, j'ai pas testé donc je peux pas confirmer.

J'ai donc principalement testé la voix, avec des résultats plutôt positifs. C'est un peu nasillard, mais on peut aisément reconnaître la voix de son interlocuteur. Et je n'ai à aucun moment rencontré les problèmes classiques des nouvelles solutions de téléphonie, notamment VOIP : pas d'écho, absolument aucun effet Larsen, pas de micro-coupure... Également, pour autant que ce soit réellement mesurable à l'oreille (je ne dispose pas de bancs de tests sérieux pour ce genre de mesures), il semble que le temps de propagation soit raisonnablement rapide, ce qui est particulièrement appréciable pour les conversations. En revanche, le signal semble perdre en puissance avec la distance. La longueur d'un brin de fibre sera donc calculée en conséquence. Pour les communications plus longues, il faudra mettre en place des répéteurs, mais la qualité du signal s'en ressent, la voix des interlocuteurs étant pas mal altérée voire rendue méconnaissable selon les répéteurs.

Je n'ai hélas pas pu pousser mes tests au-delà, et je ne peux donc vous donner que cet aperçu très partiel.

Mon verdict : de ce que j'ai pu en voir, le FTTH-PY me semble avoir encore du chemin à faire. Les applications de voix sont actuellement bien traitées, mais la transmission de données n'en est encore qu'à ses balbutiements, et je crains que les concurrents dans la course pour le marché FTTH n'aient déjà pris une avance trop importante. Ceci dit, il peut probablement subsister sur des marchés de niche, en raison de son très faible coût de mise en place et de maintenance. À titre d'exemple, un réseau point-à-point de deux postes peut être entièrement constitué pour le prix de deux pots de yaourt et de dix mètres de fil de pêche.

Pour terminer, je voudrais remercier Philippe, qui travaille chez l'opérateur télécom, pour m'avoir proposé de (et encouragé à) participer à cette expérimentation, et sans qui ce billet n'aurait pas été écrit.

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Posted mar. 01 avril 2008 00:00:00 CEST
Un dollar !

Quand j'étais petit, on avait dans ma cour d'école une blague/devinette qui nous faisait beaucoup rire :

Quelle est la différence entre un dollar et un rouble ?
Réponse : Un dollar !

Pour remettre dans le contexte : à l'époque, l'étranger se divisait en deux catégories. Il y avait d'un côté les Américains, riches et puissants, et de l'autre les Russes, dont il fallait se méfier parce qu'ils étaient puissants aussi, bien qu'on ne sache pas trop comment. Les Russes n'avaient pas d'argent ou presque, le peu qu'ils avaient ne valait pas grand-chose, et de toute façon ils ne pouvaient rien en faire puisque leurs magasins étaient vides. Et c'était bien fait pour eux, puisque c'était eux les méchants (la preuve : nous, les gentils par définition, on était copains avec les Ricains).

Le monde a un peu changé depuis, mais cette blague pourra bientôt être remise au goût du jour, à peine modifiée :

Quelle est la différence entre un dollar et un euro ?
Réponse : Un dollar !

(OK, aujourd'hui c'est juste 0,57 dollar, mais ça va monter, patience.)

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Posted sam. 22 mars 2008 00:00:00 CET
CPOLD, la poudre verte du suivi de versions

Je m'aperçois que quand je cause d'outils de suivi de version, il m'arrive de mentionner, en plus des standards (CVS, Subversion, Bazaar et les autres), le vénérable CPOLD. Et que souvent, mes interlocuteurs ne connaissent pas CPOLD. Et effectivement, ce n'est guère documenté dans la littérature et le web multimédia mondial. Je m'en vais donc vous présenter un peu cette formidable méthodologie de suivi de versions.

Pourquoi formidable ? Parce qu'elle ne souffre d'aucun des problèmes récurrents des autres outils :

  • pas de format de fichier complexe et susceptible de corruption ;
  • pas de conflits ;
  • aucun besoin d'un serveur dédié (on peut tout mettre ensemble, prod et dev confondues) ;
  • aucune limitation sur la gestion des branches ;
  • une rapidité insurpassable ;
  • une simplicité de mise en œuvre et d'apprentissage enfantine ;
  • pas de modèle de développement imposé (centralisé, distribué, en quinconce, en hélice, toutes les variantes sont possibles) ;
  • des sauvegardes facilitées ;
  • etc.

Pour résumer, CPOLD, c'est la poudre verte du suivi de versions. Mais alors, comment ça marche ? Très simplement. Tout répertoire contenant des fichiers est déjà une archive CPOLD, pas besoin d'initialiser quoi que ce soit. Pas besoin non plus de « prendre la main » sur un fichier avant de l'éditer. Une seule commande à retenir, celle pour créer une nouvelle version de ce fichier :

cp fichier fichier.old

Bien entendu, le .old peut être remplacé par n'importe quel suffixe ou combinaison de suffixes, il suffit de définir une convention de nommage et de s'y tenir. On pourra ainsi avoir fichier.old.test.2, la troisième révision archivée de fichier dans une branche « test ». Ou, lorsque les contraintes sont moins marquées ou moins fortement ressenties par l'équipe de développement, on pourra être moins strict. Un « dépôt » CPOLD pourra alors se présenter sous la forme suivante :

roland@mirexpress ~/cpold-demo $ ls
fichier                    fichier.OK             fichier.old.old
fichier.1999-08-16         fichier.old            fichier.old.test-roland
fichier.2003-10-27.valide  fichier.OLD            fichier.prod
fichier.a-verifier         fichier.old.marchepas
roland@mirexpress ~/cpold-demo $ 

Alors évidemment, ce système présente quelques inconvénients, dus principalement à sa simplicité. Mais il reste tout-à-fait utilisable dans des environnements de production, j'en veux pour preuve le nombre d'entreprises qui ne jurent que par lui et n'en changeraient pour rien au monde. CPOLD, le premier outil de suivi de versions du monde, est sans doute aujourd'hui encore parmi les plus utilisés. Il a su s'adapter depuis les copies de bande magnétique à bande magnétique, a vécu son heure de gloire à l'époque des disquettes, et continue vaillamment son aventure (avec un potentiel décuplé) à l'heure des mémoires Flash et de l'Internet.

Bon, ceci dit, personnellement je préfère Bazaar, et je ne mentionne pas CPOLD parmi les services que je propose habituellement à mes clients (si ce n'est pour leur proposer une migration depuis CPOLD vers autre chose).

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Posted mar. 22 janv. 2008 00:00:00 CET
Pirates = geeks ?

Y'a des fois, je me demande si je suis pas un peu perturbé de l'esprit. Je me suis réveillé ce matin avec en tête une image, probablement la dernière d'un rêve interrompu. C'était une scène typique d'un album d'Astérix, avec les restes d'un bateau pirate en train de couler. Sauf que là, Triple-Patte, au lieu de ses aphorismes habituels, déclamait « Lorem ipsum dolor sit amet » et Baba, perché sur les restes de son mât, soliloquait tristement « Foo ba' baz quux... ». Le seul élément à peu près normal restait Barbe-Rouge, qui marmonnait simplement un « Oh ça va, hein ! ».

Les rêves, c'est comme la drogue, mais moins cher. Ou alors, il faut que j'arrête l'informatique.

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Posted ven. 30 nov. 2007 00:00:00 CET
Marié ou pendu ?

Je voudrais aujourd'hui tordre le cou à une superstition qui m'agace. Je n'ai rien contre les superstitieux en général (même si je ne le suis pas moi-même, parce que ça porte malheur), et je n'essaie généralement pas de démonter leurs croyances. Mais bon, ils pourraient y mettre un peu du leur...

Ainsi, le « marié ou pendu dans l'année », qu'on sort à quiconque finit une bouteille, et que j'ai beaucoup entendu lors d'une récente soirée (je rassure les esprits chagrins : j'avais délibérément choisi mon hôtel pour pouvoir y rentrer à pied, et en descente qui plus est). C'est du n'importe quoi !

Il suffit de faire une addition, les chiffres sont aisément trouvables.

  • Il y a en France entre 270000 et 300000 mariages chaque année depuis 1996 (source INSEE).
  • Les statistiques que j'ai pu trouver pour le suicide font état de 10000 à 13000 cas par an, dont 45 % par pendaison (source DREES), et 160000 tentatives.
  • Entre 1000 et 1200 homicides, dont j'ai du mal à admettre qu'ils soient effectués par pendaison mais supposons (j'ai pas trouvé de chiffres).
  • Zéro condamnation à la mort par pendaison, normalement.

Total, même en surévaluant délibérément : 300000 mariages, soit 600000 mariés, et au plus 79000 pendaisons. Sérieusement, vous croyez qu'il se finit en France moins de 700000 bouteilles chaque année ? Même si tous les mariages et toutes les pendaisons étaient imputables à une fin de bouteille, ça ne tiendrait pas une minute. C'est du n'importe quoi, vous dis-je.

C'est donc ma mission sacrée, aujourd'hui, de remettre les faits dans le bon sens. Pour qu'au moins la superstition soit un tant soit peu crédible. Alors, marié ou pendu dans l'année, soit, mais :

  • à condition que la dernière goutte de la bouteille (et elle seule) fasse déborder le verre ;
  • et qu'il s'agisse d'une bouteille de champagne ;
  • et que ça se passe lors du réveillon de la Saint-Sylvestre.

L'Union des maisons de champagne indique produire 320 millions de bouteilles par an, dont 180 millions vendues en France. On doit pouvoir considérer que le réveillon de la Saint-Sylvestre est en moyenne nettement plus propice à la consommation de ce vin que celui du 23 avril, donc je ne divise pas simplement par 365, et je m'avancerai même jusqu'à estimer qu'il doit se boire en cette seule soirée dans les 2-3 millions de bouteilles. A bisto de nas, hein, vous allez pas chipoter. Seule une partie de ces bouteilles finissant précisément (à la goutte près !) au bon moment par rapport aux verres dans lesquels elles sont vidées, on retombe sur un ordre de grandeur nettement plus plausible, tout en laissant quelques mariages et quelques pendaisons se faire sans l'aide de l'alcool.

Voilà. Le dicton, enfin débarrassé de sa ridicule extravagance, reprend un peu de sa respectabilité et de son mystère que si ça se trouve c'est vrai on saura jamais. Merci, professeur Roland.

Enfin, je dis qu'on saura jamais, mais en fait peut-être que si. On saura jamais, sauf si des vrais scientifiques en blouse blanche veulent se livrer à des expériences contrôlées par huissier, bien entendu. Je les imagine bien, tiens, négocier des budgets de recherche, mettre en place une coopération à l'échelle européenne, embaucher des cobayes et les organiser dans des protocoles de test (champagne, ou placebo, ou rien du tout), calculer précisément la taille des verres pour maximiser le nombre de débordements causés par les dernières gouttes, attendre un an et compter les points. Et se réunir en colloque pour montrer des graphes, et des nuages de points, et des estimations de corrélation, et des tests de χ², etc.

Mais ces gens-là seraient de toute façon des gougnafiers : un verre de champagne, ça ne se remplit pas jusqu'au bord.

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Posted mar. 18 sept. 2007 00:00:00 CEST
La blague de geek du jour

Vous avez probablement entendu dire que l'édition 2007 de la coupe du monde de rugby va prochainement se dérouler en France. Vous avez peut-être remarqué, si comme moi vous fréquentez le réseau ferré, que la SNCF sponsorise massivement l'événement. De là à...

« Rugby on rails ».

Ce sera tout pour aujourd'hui.

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Posted jeu. 12 juil. 2007 00:00:00 CEST
Rattrapage littéraire

Juste une petite note pour signaler que huit ans et demi après qu'on m'a offert The Colour of Magic de Terry Pratchett, huit ans et demi passés à lire et lire et lire encore, pendant que ledit Terry Pratchett, de son côté, écrivait, écrivait encore, et continuait d'écrire, je l'ai enfin rattrapé. J'ai acheté, et lu, Thud!, le trentième volume, et le dernier en date, de la saga du disque-monde.

Victoire !

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Posted lun. 18 juin 2007 00:00:00 CEST
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