Le weblog entièrement nu

Roland, entièrement nu... de temps en temps.

Antisocial

Annonce rapide : sauf si des éléments d'information nouveaux viennent me convaincre du contraire, je vais prochainement me désinscrire des sites dits de « réseaux sociaux » où j'étais jusqu'à présent. Je m'y étais inscrit sous la pression populaire pour faire comme tout le monde, mais l'usage me confirme mes soupçons : ça sert finalement pas à grand-chose.

Maintenant, l'explication (curieuse, cette manie que j'ai de toujours vouloir me justifier).

J'avais commencé à m'inscrire sur Six Degrees (ouais, je sais, ça date pas d'hier). Ça n'allait pas chercher bien loin, mais ça n'avait pas grande prétention, et ça a fermé depuis de toute façon. Les sites modernes semblent ne pas avoir fait beaucoup de progrès dans l'utilité : en cinq ou six ans de LinkedIn, j'ai eu une offre d'emploi (pour laquelle les recruteurs n'avaient visiblement pas lu mon profil, d'ailleurs). En revanche, pour ce qui est des désagréments… Le même LinkedIn me sollicite régulièrement pour que je passe au service payant (donc ça sert toujours à rien mais en plus c'est plus cher ?), Viaduc (puis Viadeo) faisait rien qu'à m'envoyer de la pub, et dans tous les cas y'a toujours des « invitations » de gens qui cherchent à avoir la plus grosse liste de contacts/amis/relations, etc. Et si vous avez lu les conditions générales d'utilisation de Facebook, vous savez pourquoi je ne suis pas inscrit (d'autant que deux sources indépendantes m'ont dit que le principal effet de Facebook était de faire perdre son temps).

Antisocial, moi ? Je ne pense pas, non, je serais même plutôt pour. Mais les « réseaux sociaux » de l'Internette, je n'ai pas vraiment trouvé le rapport. Pour moi, la vie sociale, c'est ma famille, c'est les gens avec qui je travaille, c'est les copains avec qui je bois des bières, avec qui je fais du ski ou de la moto, avec qui je collabore sur des projets libres, etc. Ai-je besoin d'externaliser cette connaissance sur un site web ? Non. Si je le fais, le site va se souvenir de gens que j'ai oubliés, donc l'information sera périmée très vite (à la louche, il doit y avoir 10 % de mes relations LinkedIn sur qui je serais bien en peine de mettre des visages). Pour « rester en contact » même avec les gens que je ne rencontre pas très souvent dans la vraie vie, j'ai l'e-mail, les messageries instantanées, les blogs, etc.

Si donc vous « perdez » une « relation » sur un de ces sites (désolé de faire baisser vos statistiques), ce n'est pas que je ne vous aime pas, mais quand je compare l'intérêt aux désagréments occasionnés, l'avantage est clairement à l'élagage. Peut-être que je suis de la vieille école. Ça ne nous empêche pas d'aller boire un coup ensemble si vous passez dans la région.

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