La dixième conférence Debian, cette année à Cáceres (Espagne), commence officiellement demain. Moi j'y suis arrivé depuis quelques jours déjà, après trois jours de moto avec deux membres de la cabale italienne (qui essaient d'infiltrer la française, d'ailleurs).
Donc ça fait quelques jours que je suis au Debcamp, le rassemblement des geeks Debian qui viennent pour travailler ensemble. Et même pour des gens habitués au mail et aux messageries instantanées, se retrouver autour d'une table constitue un gain énorme en productivité. Et ça marche bien : bientôt sur vos écrans, une annonce sur ce que j'ai fait de mon temps, mais visiblement de nombreux pans de Debian ont pas mal progressé aussi. Et ça n'empêche pas de boire une bière le soir, voire de jouer à des jeux qui nous font passer pour des malades.
Debcamp, c'était une centaine de personnes. La Debconf elle-même est prévue pour accueillir environ le triple. Donc une centaine de personnes sont arrivées aujourd'hui, et encore autant sont prévues pour demain. L'ambiance change du tout au tout, et l'énergie est presque palpable dans l'air. Ça parle un mélange de toutes les langues (en changeant au milieu des phrases quand un nouveau arrive dans une conversation), ça se retrouve après des années même s'il ne s'est écoulé que quelques jours depuis la dernière conversation électronique, ça s'échange des idées, ça les met en place, des trucs géniaux apparaissent en une heure, et les conférences elles-mêmes n'ont même pas encore commencé. Donc ça va être encore plus concentré quand tout ça devra se faire en-dehors des présentations.
Ma dernière Debconf remonte à la Debconf 6, et je me rappelle maintenant pourquoi je regrettais de ne pas avoir assisté aux suivantes.