Autant pour ne pas oublier que pour en faire profiter les amis, voici une méthode rapide pour mettre en place l'IPv6 par la méthode de transition 6to4 sur une machine Linux.
Pré-requis : un ordinateur sous un noyau Linux un peu récent (pas d'inquiétude, ça marche même avec une Debian stable, que les mauvaises langues se plaisent pourtant à qualifier d'obsolète dès sa sortie). Avec une adresse IPv4 publique fixe.
Première étape : ajouter ce qui va bien dans le fichier
/etc/network/interfaces. Pour pas s'embêter, on prend le script
suivant qu'on appelle avec ./6to4.sh <adressev4>, et on copicolle le
résultat.
#! /bin/sh set -e ip4=$1 echo "$ip4" | grep -q '^[0-9]*\.[0-9]*\.[0-9]*\.[0-9]*$' || \ { echo 'Syntax: $0 a.b.c.d'; exit 1; } ip6=$(printf '2002:%02x%02x:%02x%02x::1' $(echo $ip4 | sed 's/\./ /g')) sed s/IP6/$ip6/ << EOF auto sit0 iface sit0 inet6 static address IP6 netmask 64 gateway ::192.88.99.1 EOF
Deuxième étape : activer cette interface, avec ifup sit0. Pouf, on
a de l'IPv6.
Troisième étape, optionnelle : configurer un firewall pour cette
interface (attention, c'est avec ip6tables et plus avec iptables).
Quatrième étape, optionnelle aussi : configurer une zone DNS reverse sur un serveur, et faire référencer ce serveur. Ça se passe sur 6to4.nro.net, et il suffit de remplir les champs du formulaire en faisant la requête depuis la machine concernée.
...et voilà. Évidemment ce mini-HOWTO devrait n'être utile que pendant une période limitée (juste le temps que tous les FAI fournissent de l'IPv6 natif), évidemment il ne couvre pas le routage automatique pour le réseau situé derrière la machine, il ne couvre pas les configurations compliquées, mais au moins, pour le prochain serveur dédié que je prendrai, j'aurai la manipulation prête et documentée.