Comme les choses sont ce qu'elles sont, il me restait quelques jours de congés. Donc j'ai pris les quelques jours qui séparaient mon retour du Mexique du week-end de l'Ascension, traditionnellement réservé à des barbecues en Saône-et-Loire, histoire de pouvoir y aller tranquillement à moto.
Rentré du Mexique le mardi soir, j'ai fait une rapide lessive pour partir le mercredi matin sur ma moto que j'avais fait réviser deux semaines avant. Naïvement, je me dirige vers le col de la Bonette, mais un panneau m'informe qu'il est fermé. Je fais donc demi-tour, et je me dirige vers le col de la Couillole, pour pouvoir récupérer la route du col de la Cayolle (qui est ouvert, lui). C'est toujours aussi beau, surtout avec le détour par Savines et le lac de Serre-Ponçon. Comme j'avais un peu de temps avant de retrouver Christophe, je me suis même offert le luxe de passer par le Dévoluy après Gap, avant de repartir vers Grenoble. Là, un peu de cafouillage pour rejoindre Christophe, mais on finit par se trouver. Note pour plus tard : ça sert à rien de prendre la nationale pour aller de Grenoble à Lyon, elle est droite et monotone comme une autoroute.
Le jeudi, on est donc partis vers le Brionnais, qui en voiture et qui à moto. Et Christophe, avec qui je n'avais pas encore roulé (alors que c'est lui qui m'a convaincu de passer le permis moto y'a deux ans), et qui me chambrait depuis longtemps parce que soi-disant sa moto (rouge) va plus vite que la mienne (bleue), s'est gentiment laissé doubler lorsqu'il est devenu évident que je m'ennuyais derrière lui. Je vais essayer de l'attirer dans un stage de virages un de ces quatre (avec progression en douceur : N202 puis N85 puis N7), parce qu'il n'y est apparemment pas habitué.
Je passe rapidement sur les quelques jours d'enchaînement apéro barbecue sieste gâteau soirée jeux etc. C'était chouette, comme chaque année, y'a rien à redire là-dessus.
Repassé à Lyon dimanche soir, et reparti lundi matin vers le sud. De nouveau en passant par les Alpes, mais cette fois je m'étais renseigné : certes le col de la Bonette était ouvert, mais il fallait que je me dépêche d'aller vers le sud parce que la pluie arrivait en milieu de journée vers Lyon et Grenoble et tout ça. J'ai réussi à y échapper, et j'ai donc pu profiter une fois de plus des Hautes-Alpes sous le soleil, et de la route de la Bonette. Juste la route, parce que la charmante militaire qui se tenait en bas de la montée m'a clairement indiqué qu'il valait mieux que je ne m'en éloigne pas trop, rapport à ses copains qui s'adonnaient à des exercices de tir. Même comme ça, c'est magnifique.
Et je reprends donc tranquillement un rythme de travail. Tranquillement, parce que l'été approche à grands pas...