30 octobre. L'auberge de Nagano est complète, et je suis décidé pour essayer de limiter les dépenses. Donc, je réserve à Matsumoto (pas trop loin de Nagano, dans les montagnes aussi), et je prends un train vers là. (Note au lecteur : je conseille de suivre l'épisode d'aujourd'hui sur une carte du Japon, voire si possible une des préfectures de Nagano et d'Ishikawa.) Normalement, la ligne Hokuriku (litt. « côte nord ») m'amène à Itoigawa, d'où je peux prendre la ligne Ôito (« grand fil ») jusqu'à Matsumoto. Sauf que comme j'ai pas envie de payer le supplément "limited express", je prends les équivalents des TER. Donc, le premier que je prends s'arrête à Tôyama. Je prends le suivant à Tôyama, mais lui s'arrête à Tomari (coïncidence, c'est un homonyme pour le mot signifiant « s'arrêter », mais c'est pas le même kanji). Re-train de Tomari à Itoigawa. Mais là, c'est le drame : peut-être c'est parce qu'on est dimanche, peut-être c'est pour une autre excellente raison, toujours est-il qu'il n'y a plus de train aujourd'hui (il est environ 14h) sur la ligne Ôito qui va jusqu'à Matsumoto, apprends-je en me renseignant sur les horaires. Comment faire donc ? Eh bien c'est simple : continuer sur la ligne Hokuriku jusqu'à Naoetsu, changer pour un train vers Nagano, et changer à Nagano pour un "limited express" vers Matsumoto. C'est ça ou attendre demain, donc je prends cet itinéraire (et son supplément tarifaire). Le résultat : j'étais à la gare de Kanazawa ce matin à 8h15, je suis arrivé à celle de Matsumoto ce soir à 19h, en prenant six trains au total, avec à chaque fois des correspondances d'une demi-heure à une heure. Le record de Nagoya-Kyoto est battu. Mais je commence à devenir pas mauvais en vocabulaire du train. Du coup, j'ai bouffé ma journée de flexibilité que je gardais pour la fin (au moins, elle aura servi), et je reste deux nuits ici, ce qui me permettra de voir Matsumoto de jour (n'oublions pas qu'au Japon, il fait nuit noire à six heures du soir).
Demain, c'est lundi, il paraît, donc plusieurs des attractions touristiques de la ville seront fermées. Donc je visiterai les autres, et surtout j'irai chercher la confirmation qu'il existe un bus direct de Matsumoto à Tokyo. C'est pas parce que c'est marqué dans le Lonely Planet que c'est vrai.