25 octobre. Levé, descendu (en voiture) jusqu'à la gare, commencé à appeler les auberges de jeunesse. La première répond, et a de la place, donc je me dirige aujourd'hui vers Kaiganji (ce qui peut se traduire littéralement par mer-plage-temple), non sans avoir enfin pris le petit déjeuner typique du voyageur au Japon, que Xavier a toujours refusé : boulettes de riz (il faudra que je vous parle de leur astucieux système d'emballage, d'ailleurs) et café au lait en canette chaude. Je ne sais pas où c'est, ce n'est pas sur les cartes du Lonely Planet, je sais juste que c'est sur la côte nord de Shikoku et qu'il y a une auberge. J'y arrive donc vers midi, mais je ne peux pas faire le check-in avant trois heures. Comme c'est vraiment un trou perdu et qu'il n'y a pas de consignes à la gare (ni même de guichet, ni même de distributeur de billets de train : on achète ses billets à l'épicerie en face), je pars en balade avec mes 20 kilos sur les épaules au début (mais j'en pose une partie à l'heure dite). C'est la campagne, mais apparemment ça fait partie d'un fameux pélerinage de 88 temples sur Shikoku, donc il y a quelques temples et sanctuaires à voir, mais à part ça c'est un peu le désert. Y'a la mer, mais bon. Rentré donc le soir (cinq heures et demie) après avoir trouvé de quoi grignoter, puisqu'il n'y a même pas un "convenience store" pour m'acheter un plateau-repas. Ici aussi, je suis le seul client de l'auberge. Ces jours-ci, je suis en séjour linguistique d'immersion totale, mais en pointillé. Un peu discuté au restaurant à midi, mais c'est tout.
Demain : essayons de nous rapprocher de la civilisation, genre Matsuyama, plus à l'ouest sur Shikoku. Normalement c'est une ville avec des gens dedans, ça me changera. Et c'est sur la carte.