28 septembre. Longue journée de transports. D'abord, un minibus qui vient me chercher à l'auberge de Montréal et me déposer à la gare routière (pratique, parce que la marche forcée à 5 heures du matin c'est pas très amusant). Puis la navette Aérobus vers l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau. Passé les services d'immigration des États-Unis d'Amérique (tout juste poli et aimable comme une porte de prison), cherché en vain de l'Internet sans fil. Avion vers Atlanta. Avion vers Mexico. Métro vers la gare routière nord, bus vers Morelia, état du Michoacán. Là, j'aurais pu soit marcher 5 kilomètres vers le centre-ville, soit prendre un « combi » (ou « colectivo » : un van Volkswagen qui suit un trajet prédéterminé, à mi-chemin entre un taxi et un bus), mais je me suis dégonflé et j'ai pris un taxi (24 pesos, soit moins de 2 euros). Coup de chance, l'auberge où il m'a déposé avait encore de la place (De quoi ? Réserver ? C'est quoi ?). Il est tard du soir. Ouf. Dormir.
29 septembre. Baladé dans Morelia. Le changement de climat se fait sentir, il fait chaud par ici. Pas mal traîné dans les marchés, mais principalement de la balade en ville. Comme je suis un aventurier de l'extrême, j'ai même mangé sur le marché : des tacos à la viande, et du « gazpacho » local (salade de fruits, dans mon cas melon et pastèque, arrosée de jus de citron et de sel). Je n'ai pas pris feu par les jalapeños, mais ça doit être un coup de chance : j'avais le choix entre trois sauces, et mon niveau d'espagnol ne me permet pas de me renseigner sur les ingrédients, ou l'intensité gustative, des sauces.
30 septembre. Combi vers la gare routière, consultation des horaires, décision d'aller vers Guadalajara. Oui, mon planning initial étant complètement irréaliste, j'ai décidé de le jeter et d'improviser. Donc aujourd'hui, c'était bus vers la gare routière de Guadalajara, puis bus vers le centre-ville. Pareil, le premier hôtel où je me pointe a de la place, chouette. Je pose le sac, je vais me balader, c'est la fin de l'après-midi et il fait chaud. En plus, Guadalajara est une grande ville, avec plein de circulation et plein de monde, donc pour l'instant c'est un peu bof. Rentré à l'hôtel (y'a pas exactement d'auberge de jeunesse en ville, mais je décide que je peux me payer deux nuits à 20 euros chacune). Fatigué, les épaules et le cou tirent d'avoir porté les bagages à pied. Je ressortirai peut-être quand il fera plus frais, mais sinon j'irai me balader sérieusement demain.