J'avais commandé quelques disques sur Internet. Pour des raisons d'approvisionnement, la commande est partie en deux lots. Le premier contenait un coffret et deux albums (dont je vous parlerai plus tard), le deuxième ne contenait qu'un album. Bien qu'ayant été expédiés à deux jours d'intervalle, les deux ont été livrés vendredi. Sauf que le gros est reparti, parce qu'il ne rentrait pas dans ma boîte à lettres, alors que le petit est resté. Grrr.
Grrr, mais pas trop en fait : il s'agit d'un album de Forficule (et que j'ai découverte grâce à une radio française dont le nom comporte trois lettres et que je cite tous les deux articles ici). Forficule, c'est la réunion des fanfares de l'École Boulle et de celle des Beaux-Arts en 1968. Elle a été dissoute un peu plus tard pour des considérations de contraintes de vie active des anciens étudiants, mais elle s'est réunuie récemment pour enregistrer un album, qui trône présentement sur mon présentoir à CD. C'est parfois sautillant et parfois juste dansant, j'adore. Et comme c'est des cuivres (bon, et une clarinette), et qu'il y a plusieurs morceaux en trois temps, et d'autres avec des rythmes sympas et changeants, ça fait très musique de cirque. Aaah, si j'osais me mettre dans la rue avec des balles et une petite sono... Si je n'arrive pas à me décider et que je deviens vieux sans jamais le faire, pas grave, j'apprendrai à jouer du cornet à pistons ou du saxhorn (voire de l'hélicon) et je m'engagerai dans une fanfare. Vous allez voir, quand je serai à la retraite, ça va être terrible.
Bon, donc samedi matin je vais à la poste de Vallauris, muni de mon avis de passage du facteur, et bien décidé à récupérer mon autre colis. On m'apprend alors que le dit colis n'est pas là, qu'on ne sait pas où il est. Double-grrr. J'y retourne demain, y'a intérêt à ce qu'il ait été retrouvé.
Bref. Hier aussi, je suis allé faire quelques courses à Cannes : j'avais prévu de jeter un œil à un appareil photo numérique qui m'avait accroché dans les comparatifs que j'avais lus et d'aller dans une agence de voyages pour préparer ce que vous savez peut-être. Le photographe chez qui je voulais aller était fermé (mais il avait le modèle en vitrine), donc je me suis rabattu sur la Fnac. Eux n'avaient pas ce modèle, du coup j'étais encore plus dépité. Pris d'une rage consumériste indicible, je me suis donc ruiné sur d'autres choses. Notamment une place pour un concert de Babylon Circus et quelques autres qui passent à Nice dans une semaine. Mais surtout, un double album des Quatre Barbus. Les Quatre Barbus, c'est un groupe vocal français du vingtième siècle, dans un style proche des Frères Jacques : pas mal d'harmonie, des chants a capella ou accompagnés d'un simple piano (ou parfois plus), et des textes... Ah, ces textes... L'album/compilation s'appelle « La Pince à linge ». La chanson éponyme est un régal, comme on peut s'en douter au vu des auteurs (Pierre Dac et Francis Blanche) et du compositeur (Ludwig van Beethoven). Mais je vous recommande également « l'Ouverture du Barbier de Séville » (« Car un jeune homme qui sort sans sa barbe, c'est un repas sans vin, un soleil sans rayons »
) et sa suite, « Honneur aux Barbus » (« Ah mes amis voyez la jolie ronde qu'autour de la Terre on ferait dès demain si toutes les barbes du monde voulaient se donner la main »
), totalement jubilatoires et parsemées de cet autosatisfecit barbutronique qu'on retrouve parsemé un peu partout.
Je sais pas si vous avez remarqué, mais chaque fois que je reçois de la musique, je me retrouve de bonne humeur. Je prends ça comme un signe que je n'achète que de la bonne musique. Vivement que je récupère le colis manquant !
Mise à jour du lundi : héhé, le colis est là. Mais comme il totalise 8 disques dans des styles très variés, il va falloir un certain temps avant que je les écoute tous pour vous en faire un résumé.