Petit compte-rendu de ma première balade à moto, le 12 juin 2004. Tout seul comme un grand.
Vallauris - Saint-Vallier - Villeneuve-Loubet - Vallauris
Parti de la maison vers 14:30, faisait beau. Chuis allé vers Grasse en passant par Mougins et Mouans-Sartoux, puis j’ai pris la route de Draguignan jusqu’à Peymeinade, Spéracèdes et Cabris. Arrivé à Saint-Vallier, je me suis tâté pour continuer à monter, mais les nuages roulaient gris foncé là-haut donc j’ai décidé de rentrer. La carte me dit qu’on peut redescendre par Roquefort et Villeneuve-Loubet, donc je décide ça. Je rate alors l’embranchement où je voulais tourner, résultat j’ai continué en montant sur un bon kilomètre avant de trouver un endroit pour demi-tourner. Bref. Fini par trouver à tourner, retombé sur la route Napoléon.
Et là, première remarque : bon, c’est marqué au sol que c’est autorisé de doubler, donc pourquoi j’ai l’impression que y’a jamais la place ? Pourquoi j’ai l’impression que la visibilité n’est jamais suffisante ? Résultat, je reste derrière ma Twingo, je me fais doubler par deux-trois furieux en caisse, j’en profite pour jeter un œil rapide de temps en temps à la baie de Cannes qu’on voit super bien depuis là-haut, et je finis par me retrouver à Grasse, puis Roquefort, Villeneuve-Loubet, la nationale et hop, Antibes. Et là, entre passer par le bord de mer et remonter par la route de Grasse, je me dis que je vais prendre entre les deux, la petite route sympa que c’est galère en voiture pour se croiser mais en moto ça doit pouvoir se jouer.
Et là, deuxième temps fort : un stop en montée, qu’il faut que je tourne à droite pour monter encore plus. J’arrête les roues, mais la moto a envie de continuer, donc elle bascule sur la gauche. Ne pas paniquer, ne pas paniquer, juste forcer comme un bourrin, ouf ça remonte et merde ça bascule sur la droite argh argh ouf non ça va elle est droite. Rhh, rhh, respire. Bon, cépatouça, redémarrage. En côte, donc au frein à pied, bam, calé. OK, j’l’ai déjà fait à l’école sur la 125, j’étais en seconde, ah ah on me la fait plus, je repasse la prem... j’essaie de repasser la prem... merde, j’y suis déjà. Bon, je réessaie. Re-calé. Au bout de plusieurs essais (je suis toujours en côte, au milieu du carrefour, et limite au niveau de l’équilibre latéral), j’ai fini par y arriver, mais, euh, y’a un truc à savoir, ou ça arrive même aux meilleurs ? C’est quoi l’astuce ?
Bon après ça c’était de la formalité sur les trois derniers kilomètres, donc je vous embête pas avec ça. Bilan, 90 km en deux heures.