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Archives 2008-03

Freelance HOWTO, première

Je m'aperçois que ce Freelance HOWTO, que j'avais promis il y a fort longtemps déjà, n'a toujours pas été écrit. Donc, je m'y mets. Comme c'est un peu long, ce sera en plusieurs parties. La première restera assez générale ; je n'ai pas encore rédigé les suivantes, mais il est probable qu'il y en aura trois au final.

Buts et contexte

Je suis monsieur M., j'ai acquis des compétences d'une manière ou d'une autre, et je pense qu'il y a un marché et que je pourrais essayer de vivre de ces compétences. Je vais donc créer mon entreprise, pour proposer mes services à des clients contre rémunération, soit à temps partiel (par exemple pour tâter le terrain) soit à temps plein (une fois que je suis convaincu de la viabilité de mon entreprise).

(Ce HOWTO se focalise sur les entreprises de services. Pour les entreprises qui font plutôt du commerce, c'est-à-dire de l'achat et de la revente de produits, les contraintes sont un peu différentes, et je connais moins le domaine, donc demandez un avis plus éclairé.)

Préalables

Avant de se lancer et de prendre le moindre engagement, il convient de se demander si les chances de l'entreprise sont raisonnables. Théoriquement, il faudrait faire (ou faire faire) une étude de marché complète, mais ça peut coûter cher. Commencer par essayer de se faire une idée des réponses aux questions suivantes : Y a-t-il réellement un besoin ? Des clients ? Ces clients sont-ils prêts à payer pour le service rendu ? Y a-t-il déjà des entreprises qui fournissent le service à ces clients ? Si oui, reste-t-il de la place pour une de plus ?

En fonction de ces réponses, on pourra déjà dans certains cas avoir une idée de la viabilité du projet. Si c'est pas bon, il est conseillé d'arrêter, ou de faire évoluer le projet pour que ça devienne bon.

Forme juridique

Une « entreprise » peut avoir plusieurs formes, et fonctionner selon plusieurs statuts. Il faut notamment distinguer le statut juridique (la forme sous laquelle l'entreprise existe) et son statut fiscal (la manière selon laquelle les impôts et taxes sont calculés et payés). Les deux sont plus ou moins liés, puisque certaines combinaisons ne sont pas autorisées, mais il reste plusieurs possibilités.

Je ne détaille ici que deux statuts, celui de l'entreprise individuelle et celui de l'EURL/SARL. Les autres statuts (SA, SAS, SCIC etc.) sont plus complexes à mettre en place, et sont de toute manière moins adaptés à l'objet de ce billet, qui vise principalement quelqu'un qui veut « se mettre à son compte ».

Le statut d'entreprise individuelle (EI) est le plus simple. Il consiste simplement à s'enregistrer à l'URSSAF, ce qui donne un numéro SIREN/SIRET, et le droit d'émettre des factures. Il n'y a pas de société, pas de personne morale séparée, l'entreprise et l'entrepreneur sont juridiquement identiques.

Si l'on souhaite séparer l'activité professionnelle et la personne physique, il faut passer par la création d'une société. Pour une activité de petite taille, on crée généralement une SARL, société à responsabilité limitée. Et même, quand on est tout seul, on appelle ça une EURL, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (c'est juste un cas particulier de SARL, qui ne change pas grand-chose au fonctionnement). La création d'une SARL/EURL passe par des formalités plus complexes : rédaction de statuts de société par un juriste, publication dans un journal d'annonces légales, inscription au registre du commerce et des sociétés, etc. La contrepartie est cette séparation des biens entre l'entreprise et l'entrepreneur.

Séparation toute relative, ceci dit : si la société fait faillite, la responsabilité du gérant pourra quand même être mise en jeu en cas de gestion manifestement mauvaise. Et même sans parler de ce cas extrême, il faut garder à l'esprit que les dettes de l'entreprise correspondront souvent à des emprunts, et que ces emprunts ne seront probablement accordés qu'avec des garanties personnelles de l'entrepreneur.

Fin de cette première partie. La prochaine fois, nous verrons ce qui est perçu (ou présenté) comme le frein majeur qui décourage l'entreprenariat français : les charges (sociales et fiscales).

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Posted sam. 22 mars 2008 00:00:00 CET
Un dollar !

Quand j'étais petit, on avait dans ma cour d'école une blague/devinette qui nous faisait beaucoup rire :

Quelle est la différence entre un dollar et un rouble ?
Réponse : Un dollar !

Pour remettre dans le contexte : à l'époque, l'étranger se divisait en deux catégories. Il y avait d'un côté les Américains, riches et puissants, et de l'autre les Russes, dont il fallait se méfier parce qu'ils étaient puissants aussi, bien qu'on ne sache pas trop comment. Les Russes n'avaient pas d'argent ou presque, le peu qu'ils avaient ne valait pas grand-chose, et de toute façon ils ne pouvaient rien en faire puisque leurs magasins étaient vides. Et c'était bien fait pour eux, puisque c'était eux les méchants (la preuve : nous, les gentils par définition, on était copains avec les Ricains).

Le monde a un peu changé depuis, mais cette blague pourra bientôt être remise au goût du jour, à peine modifiée :

Quelle est la différence entre un dollar et un euro ?
Réponse : Un dollar !

(OK, aujourd'hui c'est juste 0,57 dollar, mais ça va monter, patience.)

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Posted sam. 22 mars 2008 00:00:00 CET
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