Le weblog entièrement nu

Roland, entièrement nu... de temps en temps.

Archives 2005-10

Kanazawa

29 octobre. Il pleut à Osaka, donc je ne suis pas fâché de m'en aller, direction Kanazawa, sur la côte ouest du Japon. Pas d'auberge disponible, et je ne suis pas d'excellente humeur, donc je réserve un ryokan. Et je prends un billet de train "limited express" qui me coûte encore plein de sous (je croyais avoir dit que j'arrêtais ce genre de journées). Et il pleut quand j'arrive. Bon, je pose mon bagage, et je pars en balade dans l'un des trois plus beaux jardins du Japon (classement officiel fait par je ne sais pas qui, mais qui génère un flot ininterrompu de cars de touristes). J'arrive à prendre quelques photos entre deux groupes, mais comme le temps est encore gris elles sont probablement moches. Coup de chance, le soleil sort des nuages un quart d'heure avant de se coucher, donc je profite un peu d'une belle lumière. Retour au centre-ville, un peu de cybercafé pour voir comment va le monde, un bol de nouilles, et rentrage au ryokan. Douche+bain, et soirée pépère.

Demain, direction Nagano, pour commencer la traversée des « Alpes japonaises ». J'ai encore quelques jours, mais il faut que je commence à me rapprocher de Tokyo, quand même.

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Posted lun. 31 oct. 2005 00:00:00 CET
Trains et gares

30 octobre. L'auberge de Nagano est complète, et je suis décidé pour essayer de limiter les dépenses. Donc, je réserve à Matsumoto (pas trop loin de Nagano, dans les montagnes aussi), et je prends un train vers là. (Note au lecteur : je conseille de suivre l'épisode d'aujourd'hui sur une carte du Japon, voire si possible une des préfectures de Nagano et d'Ishikawa.) Normalement, la ligne Hokuriku (litt. « côte nord ») m'amène à Itoigawa, d'où je peux prendre la ligne Ôito (« grand fil ») jusqu'à Matsumoto. Sauf que comme j'ai pas envie de payer le supplément "limited express", je prends les équivalents des TER. Donc, le premier que je prends s'arrête à Tôyama. Je prends le suivant à Tôyama, mais lui s'arrête à Tomari (coïncidence, c'est un homonyme pour le mot signifiant « s'arrêter », mais c'est pas le même kanji). Re-train de Tomari à Itoigawa. Mais là, c'est le drame : peut-être c'est parce qu'on est dimanche, peut-être c'est pour une autre excellente raison, toujours est-il qu'il n'y a plus de train aujourd'hui (il est environ 14h) sur la ligne Ôito qui va jusqu'à Matsumoto, apprends-je en me renseignant sur les horaires. Comment faire donc ? Eh bien c'est simple : continuer sur la ligne Hokuriku jusqu'à Naoetsu, changer pour un train vers Nagano, et changer à Nagano pour un "limited express" vers Matsumoto. C'est ça ou attendre demain, donc je prends cet itinéraire (et son supplément tarifaire). Le résultat : j'étais à la gare de Kanazawa ce matin à 8h15, je suis arrivé à celle de Matsumoto ce soir à 19h, en prenant six trains au total, avec à chaque fois des correspondances d'une demi-heure à une heure. Le record de Nagoya-Kyoto est battu. Mais je commence à devenir pas mauvais en vocabulaire du train. Du coup, j'ai bouffé ma journée de flexibilité que je gardais pour la fin (au moins, elle aura servi), et je reste deux nuits ici, ce qui me permettra de voir Matsumoto de jour (n'oublions pas qu'au Japon, il fait nuit noire à six heures du soir).

Demain, c'est lundi, il paraît, donc plusieurs des attractions touristiques de la ville seront fermées. Donc je visiterai les autres, et surtout j'irai chercher la confirmation qu'il existe un bus direct de Matsumoto à Tokyo. C'est pas parce que c'est marqué dans le Lonely Planet que c'est vrai.

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Posted lun. 31 oct. 2005 00:00:00 CET
Osaka

28 octobre. Shinkansen d'Iwakuni à Osaka avec correspondance à Hiroshima. Ça m'a encore coûté des sous, c'est les vacances, c'est le pied. À Osaka, je manque d'efficacité : je me renseigne sur l'emplacement du "Convention Center" qui n'existe pas, puis je cherche un cybercafé pour trouver la vraie adresse, et je me dirige vers la station Hommachi. Note pour plus tard : quand les indications partent de la station [kanji]-[kanji]-hon-machi, ne pas zapper les deux premiers kanjis sous prétexte qu'il existe une station hon-machi, ils sont importants. Bref. J'arrive au Business Innovation Center, et donc à la Japan Debian Mini Conference, environ à l'heure de la pause déjeuner. Les sessions de l'après-midi étant en japonais, j'arrive à comprendre de quoi on parle, mais pas ce qu'on en dit, donc je m'échappe avec deux Japonais et deux non-Japonais pour aller faire un peu de tourisme. Balade dans le jardin autour du château d'Osaka (toujours très joli, surtout au soleil couchant à l'automne), puis retour à la conférence pour être à l'heure à la soirée. Ils ont réservé un restaurant entier, donc c'est chouette, mais c'est cher, et il faut que je m'échappe assez tôt pour arriver à mon auberge de jeunesse avant le couvre-feu. Résumé : journée passée à courir partout et à dépenser des yens. Ne pas renouveler, si possible.

Plans pour le 29 : ne pas rester à la JDMC, mais partir vers le nord-est, selon disponibilité des hébergements.

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Posted lun. 31 oct. 2005 00:00:00 CET
Iwakuni

27 octobre. Pas réussi à me lever tôt, donc j'ai pris le deuxième bateau. Arrivé au port d'Iwakuni à 13h, donc le temps de prendre un bus vers le centre, de manger un peu, et de reprendre un autre bus vers le quartier intéressant, j'ai posé mon gros sac à l'auberge vers 15h. Comme les jours raccourcissent vite, ça ne me laissait pas beaucoup de temps pour voir ce qu'il y a à voir ici. Dans l'ordre (et d'un pas vif), j'ai donc vu le très fameux pont Kintai-kyô, à cinq arches en bois très très arquées, et le parc du coin (joli, surtout avec la lumière qui baissait). Puis le téléphérique pour monter sur la montagne voir le château (pas bien gros, mais haut perché). Trop tard pour le visiter, trop tard aussi pour le prendre en photo totalement éclairé par le soleil (ça s'est joué à cinq minutes). Redescendu à pied, croisé une fontaine tonk-tonk sur la route, cherché de quoi manger, et passé la soirée tranquille à l'auberge. Pour changer, y'avait quelques personnes, dont une Japonaise en voyage à vélo, avec qui j'ai révisé mes restes de japonais.

Demain : shinkansen vers Osaka, où il faut que je trouve rapidement un point d'accès à Internet, parce qu'il y a une conférence de geeks où j'irais bien faire un tour mais je ne sais pas où c'est. Non, y'a pas de wifi à l'auberge (oui, j'ai essayé).

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Posted ven. 28 oct. 2005 00:00:00 CEST
Matsuyama

26 octobre. L'auberge de jeunesse de Matsuyama a de la place, donc je prends le premier train que je trouve vers là. Pas forcément une bonne idée, d'ailleurs : le premier est un tokkyû, c'est-à-dire un "limited express", donc ça va plus vite mais c'est plus cher. Mais je finis par arriver en ville, où il y a effectivement des gens et des magasins (ouverts, même). Selon le schéma habituel, je laisse mon bagage à la consigne de la gare, je trouve un bol de nouilles pour manger, et je pars en balade. Le temps est gris, donc le parc n'est pas particulièrement agréable. Je me rabats sur l'arcade commerçante, mais c'est juste pour passer le temps. Vers trois heures, je prends un tram depuis la gare en direction de l'auberge. C'est super bruyant dans les virages, mais c'est marrant : le chauffeur annonce les virages pour que les passagers se tiennent prêts. Je fais mon check-in, et je repars en balade dans le quartier de Dôgo-Onsen, nommé en référence à une source chaude utilisée pour des bains. Hop hop, je fais le touriste, et je prends douche, bain, biscuit et thé là-dedans. Heureusement, je fais le touriste en avance : pendant que je sirote mon thé vert, je vois arriver des cars de japonais qui viennent vraisemblablement goûter aux joies du bain aussi. Vite, fuyons. Le temps d'acheter des boulettes de riz et des Cup Noodle, et je rentre à l'auberge. Apparemment je ne suis pas tout seul, mais c'est loin d'être l'affluence.

Demain : soit je me lève super-tôt et je prends le premier bateau vers Iwakuni (retour sur l'île principale, Honshû), soit je me lève moins tôt et je prends le deuxième. Sauf si l'auberge est complète, auquel cas j'improviserai.

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Posted mer. 26 oct. 2005 00:00:00 CEST
Kaiganji

25 octobre. Levé, descendu (en voiture) jusqu'à la gare, commencé à appeler les auberges de jeunesse. La première répond, et a de la place, donc je me dirige aujourd'hui vers Kaiganji (ce qui peut se traduire littéralement par mer-plage-temple), non sans avoir enfin pris le petit déjeuner typique du voyageur au Japon, que Xavier a toujours refusé : boulettes de riz (il faudra que je vous parle de leur astucieux système d'emballage, d'ailleurs) et café au lait en canette chaude. Je ne sais pas où c'est, ce n'est pas sur les cartes du Lonely Planet, je sais juste que c'est sur la côte nord de Shikoku et qu'il y a une auberge. J'y arrive donc vers midi, mais je ne peux pas faire le check-in avant trois heures. Comme c'est vraiment un trou perdu et qu'il n'y a pas de consignes à la gare (ni même de guichet, ni même de distributeur de billets de train : on achète ses billets à l'épicerie en face), je pars en balade avec mes 20 kilos sur les épaules au début (mais j'en pose une partie à l'heure dite). C'est la campagne, mais apparemment ça fait partie d'un fameux pélerinage de 88 temples sur Shikoku, donc il y a quelques temples et sanctuaires à voir, mais à part ça c'est un peu le désert. Y'a la mer, mais bon. Rentré donc le soir (cinq heures et demie) après avoir trouvé de quoi grignoter, puisqu'il n'y a même pas un "convenience store" pour m'acheter un plateau-repas. Ici aussi, je suis le seul client de l'auberge. Ces jours-ci, je suis en séjour linguistique d'immersion totale, mais en pointillé. Un peu discuté au restaurant à midi, mais c'est tout.

Demain : essayons de nous rapprocher de la civilisation, genre Matsuyama, plus à l'ouest sur Shikoku. Normalement c'est une ville avec des gens dedans, ça me changera. Et c'est sur la carte.

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Posted mer. 26 oct. 2005 00:00:00 CEST
Migration vers Osaka

21 octobre. Dernier jour pour Xavier, donc on le consacre à du shopping et de la préparation du départ. On migre donc vers Osaka, notamment vers un hôtel (pas cher du tout) qui lui facilitera le transport vers l'aéroport demain matin. On est tout près du OCAT, le Osaka City Air Terminal, qui d'après ce que j'ai compris est une aérogare annexe. Normalement, il peut enregistrer ses bagages à cinq minutes à pied de l'hôtel, puis prendre tranquillement un train vers l'aéroport, le cœur léger et le bagage mince, en n'ayant plus qu'à passer les contrôles d'identité et embarquer. Bref. Journée magasinage (comme on dit au Québec). Je regarde vaguement pour m'acheter un lecteur audio numérique portable, mais malgré le choix relativement vaste qui s'offre à moi je ne trouve pas un modèle qui convient à mes exigences (particulièrement exigeantes, il est vrai). Xavier veut s'acheter le nouvel Ipod (celui qui fait lecteur vidéo et qui vient de sortir juste là maintenant), mais aucun magasin n'en a plus en stock, donc il est tout dégoûté (vraiment). On rentre à l'hôtel, puis on va manger du yakiniku (viande grillée par nos soins sur un barbecue intégré à la table). Retour en passant par un marchand de disques, mais on en ressort les mains vides. Heureusement, y'a du wifi à l'hôtel. Enfin, c'est ce que m'a dit l'accueil. Effectivement, y'a une antenne, mais ça ne marche pas. Tout le monde est désolé de n'y rien connaître et de ne pas pouvoir m'aider à diagnostiquer pourquoi, mais ça ne marche pas. Sur le coup, c'est moi qui suis dégoûté.

Plans pour demain : mettre Xavier dans son train vers l'aéroport, et me diriger vers des petits monastères au milieu des montagnes. Il faudrait que je réserve à l'avance, mais on verra demain matin.

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Posted lun. 24 oct. 2005 00:00:00 CEST
Awa-Ikeda

24 octobre. Je me lève sans savoir où je dors ce soir. Je me rends à la gare, mon Lonely Planet bien en main, et je passe des coups de téléphone. Takamatsu, au nord : l'auberge a fermé. Ashizuri-Misaki, au sud : complet. Essayons donc de traverser Shikoku par le chemin le plus long (« tout droit » à travers les montagnes). Ouf, y'a de la place à Awa-Ikeda (Awa est l'ancien nom de la province qui correspond à l'actuelle préfecture Tokushima-ken). Train vers Ikeda donc, posé bagage à la consigne de la gare, mangé un plateau-repas (o-bentô), puis parti en balade. Très jolie ville, dans la vallée Iwa-dani, donc en montagne quand même, donc ça monte et ça descend pendant les balades. Le paysage ressemble un peu à la vallée du Var (genre, du côté d'Entrevaux et tout ça). À cinq heures, le maître des lieux de l'auberge de jeunesse me retrouve à la gare pour me monter en voiture (et c'est vrai que ça fait une sacrée trotte à faire à pied, j'y aurais probablement passé l'après-midi). J'arrive un peu trop tard pour le coucher de soleil sur la vallée, mais j'ai une ou deux jolies photos du crépuscule. Je m'aperçois aussi que je suis le seul client de l'auberge, et que par conséquent la salle commune risque d'être une salle particulière ce soir. Tant mieux, je peux squatter le câble réseau sans scrupules, héhé. J'en profite pour noter une liste à jour des AJ de plus à l'ouest sur l'île, histoire d'avoir des numéros qui marchent pour décider demain matin où je dors demain soir.

Plans pour demain : on verra... Je suis en vacances.

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Posted lun. 24 oct. 2005 00:00:00 CEST
Tokushima

23 octobre. Plan pour la journée : descendre de la montagne (en funiculaire), aller jusqu'à Wakayama, un port sur la mer intérieure, en train, puis jusqu'à Tokushima, sur l'île de Shikoku, en ferry. Mission accomplie, donc journée palpitante passée dans les différents moyens de transport utilisés. Vu qu'en plus je me suis levé tôt (voir la note précédente), ça fait pas une grosse journée au total. J'échoue dans un "business hotel" (un bête hôtel sans chichis) parce que l'auberge de jeunesse du coin est complète, puis je sors profiter du peu de jour qui reste (il est pas loin de 17h). Rencontré un couple de Japonais avec leur petit-fils, qui ont commencé à me raconter tout et n'importe quoi, tous surpris que je sois français, puisqu'apparemment dans ce coin reculé du Japon il ne passe que des États-Uniens, des Thaïlandais, des Chinois et des Coréens. En d'autres termes, ça s'appelle un voyage linguistique en immersion totale. Rentré tôt, tenté ma chance au grand jeu du wifi (perdu, comme d'habitude).

Idées pour demain : soit Takamatsu, plus au nord sur la côte, soit la vallée Iwa-dani, selon que j'arrive à réserver une auberge de jeunesse à l'un ou l'autre endroit. Comme je suis plus ou moins en train de tracer une croix sur Kyûshû (trop loin, pas le temps, ça sert à rien d'y aller si c'est juste pour en repartir aussitôt), j'ai un peu de temps à perdre.

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Posted lun. 24 oct. 2005 00:00:00 CEST
Petite précision

Apparemment je donne dans ce carnet l'impression que je n'ai que du mauvais temps pendant mes vacances. Je tiens à vous rassurer : ce n'est pas du tout le cas. J'ai eu un jour de pluie à Montréal, puis une semaine entre le Nouveau-Brunswick et la Gaspésie, puis une fois par-ci par-là sur la fin du Canada. Au Mexique, je n'ai eu de la pluie que dans le bus qui me ramenait à Mexico pour que j'aille prendre mon avion. Le début du Japon n'était pas glorieux, mais bon, ça s'est bien dégagé. Ne vous inquiétez donc pas pour moi, ça reste des vacances sympas (et j'ai bien bronzé au Mexique).

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Posted lun. 24 oct. 2005 00:00:00 CEST
Kôya-san

22 octobre. On prend un dernier mooningu-saabisu (morning service, petit déjeuner) dans un café avec Xavier, puis on se dirige tous les deux vers la gare Nankai de Namba : il y a un train Nankai qui va directement à l'aéroport (pour Xavier), et un autre train Nankai qui va vers Kôya-san (pour moi). Bye bye Xavier, me revoici voyageur solitaire.

Donc, le train. Le train monte, et monte encore, et monte de plus en plus, et finit par ne plus arriver à monter. Je prends alors un funiculaire, il s'agirait de ne pas rester en bas. Kôya-san, c'est un centre bouddhiste, peuplé de temples, et quartier général de la secte Shingon, très ancienne école de bouddhisme ésotérique. C'est donc plein de temples (mais vraiment plein, Nara à côté c'est de la gnognote), et la plupart font shukubô en plus, c'est-à-dire qu'ils proposent des hébergements pour des pélerins ou pour de simples visiteurs. Je suis donc logé ce soir au Rengejôin, un temple fort sympa. J'ai une grande chambre pour moi tout seul, avec du tatami par terre, avec une table basse à couverture avec chauffe-pieds intégré, et le jardin est très joli. L'inconvénient, c'est que c'est pas donné. Accessoirement, je suis censé assister à la cérémonie du matin demain à 6h. Bref.

Passé la journée d'un temple à l'autre. Pris plein de photos, qui seront probablement moches (ciel couvert, même si j'ai eu la chance d'être à l'abri pendant les deux averses de la journée). Mangé des nouilles au curry à midi, et un repas végétarien ce soir au temple (forcément). Le repas végétarien du temple, c'est encore plus plein de trucs bizarres qu'on sait pas ce que c'est que d'habitude, mais c'est bien bon.

Plans pour demain : pas encore précis, mais j'ai dans l'idée d'aller sur Shikoku, la grande île du centre-sud (rappel : Honshû est l'île principale, Kyûshû est celle du sud-ouest, Hokkaidô est celle du nord-est, et je vous laisse aller chercher les centaines d'îles secondaires dans un atlas).

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Posted lun. 24 oct. 2005 00:00:00 CEST
Kyoto toujours, lac Biwa

19 octobre. Beau temps. Première chose, mettre les bagages à la consigne à la gare de Kyoto. Puis visite du palais impérial de Kyoto (suivez le guide, et essayez de l'entendre malgré le bruit du gravier qui crisse sous chaque pas). Comme on est relativement dans le coin, on en profite pour aller voir le Kinkakuji, ou Pavillon d'or (très joli, très plein de touristes). Puis direction le Ryôanji (le très fameux temple Zen avec son très fameux jardin Zen en gravier), avec juste une petite pause pour un gratin au curry de champignons en chemin. Rentrés à l'auberge par des chemins très détournés. Pas perdus, mais les transports en commun sont bizarrement organisés dans le nord de Kyoto. Récupéré les bagages, puis migration vers l'auberge de jeunesse Utano (la précédente était complète pour cette nuit). Mauvais début de soirée (Xavier se fait mal en essayant de brutaliser une fenêtre parce que la chambre a vraiment besoin d'un coup d'être aérée), mais on trouve un câble réseau pour faire un peu d'Internet.

20 octobre. Il fait encore beau, donc on va enfin aller voir ce fameux lac Biwa. On passe à l'office du tourisme de Kyoto pour savoir où aller, puis on décide au hasard en regardant la carte. Train jusqu'à une petite station balnéaire du nom de Ômi-Maiko, déserte (vraiment déserte). On fait quelques photos, on finit par trouver des okonomiyaki pour manger, on se balade un peu (sauf Xavier qui sieste sur la plage), et on se rentre vers Kyoto, où l'on passe la fin d'après-midi dans les magasins. On se trouve (enfin) un sushi bar, où on se remplit le ventre pour moins de dix euros chacun (soit cinq fois moins cher qu'un certain sushi bar à Cannes). De retour à l'auberge, on tombe sur un groupe de jeunes anglophones (nord-américains, probablement), visiblement en voyage d'études, qui passaient leur dernière soirée sur un genre de spectacle d'impro. On comprend pas tout, mais c'est bien marrant.

Demain, normalement, on bouge vers un ryokan à Osaka, parce que Xavier doit prendre un avion après-demain matin tôt et qu'il a envie de passer enfin une bonne nuit (il a du mal avec les auberges de jeunesse, les dortoirs et ce qui va avec).

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Posted jeu. 20 oct. 2005 00:00:00 CEST
Kyoto, encore

18 octobre. Prévisions météo mitigées, donc on repousse encore l'excursion du lac Biwa. Journée temples à Kyoto donc. On commence par un petit déjeuner dans un café, puis on suit l'itinéraire "Southern Higashiyama Walking Tour" du guide, sauf qu'on le fait à contre-sens, et qu'on ne s'arrête pas à tous les temples sur le chemin. Juste les plus gros : Chion-in, avec un très joli jardin japonais, nous occupe la fin de la matinée. On se trouve un boui-boui pour manger des yakisoba (nouilles sautées), mais Xavier n'est guère réjoui de constater la présence de bouts de pieuvre dedans. On poursuit la route vers le sud, et on finit par tomber sur le Kiyomizu-dera, un énorme temple très célèbre et très plein de monde (les classes de jeunes Japonais en uniforme sont apparemment de sortie aujourd'hui). Comme c'est un peu fatiguant de monter et descendre la montagne à chaque jardin et chaque temple, on décide d'interrompre la journée à ce moment. On retourne vers le centre, histoire de trouver un café et de faire quelques emplettes, puis vers l'auberge de jeunesse, pour lancer une lessive.

Comme pour aujourd'hui, on décidera probablement de ce qu'on fait demain en lisant la météo sur le Japan Times. On aimerait bien une journée de grand soleil pour aller au lac Biwa.

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Posted mer. 19 oct. 2005 00:00:00 CEST
Catastrophe

Encore un tremblement de terre, il paraît. Au large de Tokyo, donc encore une fois on n'a rien senti. Xavier s'inquiète pour les histoires de grippe aviaire, ceci dit. Ah, et il s'est broyé le doigt dans une fenêtre, aussi.

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Posted mer. 19 oct. 2005 00:00:00 CEST
Osaka

17 octobre. Petit déjeuner à l'auberge (mmm, la salade aux concombres salés à 7 heures du matin...), puis direction Osaka parce que la météo est pessimiste pour aujourd'hui. Visite de l'aquarium déjà visité en 1998, toujours aussi grand, mais apparemment un des deux énormes requins que j'avais vus est parti en vacances ou en année sabbatique ; en tout cas il n'en reste plus qu'un (plus quelques petits). Après-midi de geek : cybercafé, quartier des magasins d'électronique (Xavier réussit encore une fois à ne pas craquer pour un Ipod Nano), puis retour vers Kyoto. On cherche une source de wifi (on finit par en trouver une encore en pleine rue), puis un restaurant. Les tenanciers et les clients dudit restaurant (visiblement habitués : ils ont leur bouteille de saké à leur nom) semblaient inquiets de voir entrer deux étrangers chez eux, mais ils se sont relaxés quand ils ont vu que je parlais un peu japonais. On a donc dégusté un sukiyaki fort bon, avec un peu de saké chaud pas mauvais non plus. Et puis on est rentrés à l'auberge, couvre-feu oblige.

Plans pour le 18 : flous. Peut-être Kyoto, peut-être ailleurs, ça dépendra de la météo et de la motivation.

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Posted mer. 19 oct. 2005 00:00:00 CEST
Nara

16 octobre. Comme prévu, on trimballe nos bagages de la Uno House à la Higashiyama Youth Hostel, qui sera quand même plus convenable. Puis on prend un train vers Nara, pour l'excursion de la journée. Il semble faire beau. On arrive en fin de matinée, donc on cherche un Dance Dance Revolution dans une salle d'arcade pour patienter avant le déjeuner. Première mauvaise surprise : plus de Dance Dance Revolution dans la salle d'arcade. Dommage, mais on se rabat sur un simulateur de taiko, les gros tambours japonais. La partie finie, on poursuit notre idée de passer le déjeuner au Maguro-tei, le sushi-bar bien connu avec les petits sushis qui passent sur un tapis roulant et qu'il suffit de prendre au passage, tout ça à volonté, pour pas cher du tout (une douzaine d'euros). Deuxième mauvaise surprise (mais de taille, celle-là) : le Maguro-tei est fermé. Et pas juste fermé pour la journée ou pour le midi, hein. Non, il est définitivement fermé. Il n'existe plus. Apparemment c'est une boutique de fringues qui a pris sa place. Là, le moral a pris un sérieux coup. On se rabat sur un autre restau, mais moins fin, puis on part faire les touristes à Nara : le parc, les daims, les biscuits pour les daims, les carpes dans les bassins, les temples, le grand Bouddha, la boucle classique. De retour à Kyoto, on se pose pour une soirée tranquille à l'auberge (repas sur place, puis douche+bain, puis vidage d'appareils photos numériques sur le portable). N'oublions pas que l'extinction des feux se fait ici à 22h30, et que le réveil est à 6h40. Oups.

Demain, si le temps persiste à être ensoleillé, on va probablement se diriger vers le lac Biwa. Sinon, probablement Osaka et son aquarium géant.

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Posted lun. 17 oct. 2005 00:00:00 CEST
Hakone, Nagoya

11 octobre. On quitte Tokyo vers Hakone, site d'où on peut voir le Fuji très bien quand il fait beau. Là il fait toujours un temp maussade, donc on se contente du reste des attractions : funiculaire puis téléphérique vers des sources thermales qui sentent le soufre et bateau simili-pirate sur le lac. Dans les sources, ils font cuire des œufs durs, ce qui donne ce qu'ils appellent des "kuro-tamago" (littéralement, des œufs noirs) dont les cars de touristes semblent raffoler. Comme c'est par paquet de 6 et qu'on n'a pas plus faim que ça, on ne teste pas.

12 octobre. Miracle, le ciel semble se dégager. On prend le Shinkansen vers Nagoya, on pose les bagages à l'auberge, un ryokan sympathique mais moins que celui d'Ise, que certains connaissent. Ici aussi, les propriétaires ne parlent que japonais, mais ils semblent avoir bien assimilé que tout le monde n'est pas dans ce cas donc ils sont de bonne volonté et ils répètent lentement quand on leur demande. Mangé une omelette au riz à midi. Balade au château de Nagoya dans l'après-midi, puis mise en quête (pas facile) d'un distributeur de billets qui veuille bien accepter ma Visa. Dîner de yakisoba (nouilles sautées), c'est toujours aussi bon.

Demain, on devrait faire un aller-retour vers Inuyama, plus haut dans les montagnes. Ensuite, on poursuit la route qui finira par nous amener à Kyoto (mais pas avant quelques jours). Il a fait beau toute la journée aujourd'hui, pourvu que ça dure.

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Posted sam. 15 oct. 2005 00:00:00 CEST
Kyoto

14 octobre. On n'arrive pas à contacter l'hébergement près du lac Biwa, donc on décide de se rabattre sur Kyoto et on ira voir ledit lac en excursion pour une journée. De Nagoya à Kyoto, on se rate un peu sur les trains (on en prend quatre, alors qu'en faisant plus attention on aurait probablement pu en trouver un direct). En arrivant, on va donc dans un "guest house", le genre d'hébergement que le Lonely Planet décrit comme "cramped and run down". Effectivement, c'est assez basique et densément peuplé. C'est pas cher, mais même comme ça on se dit qu'on restera pas forcément longtemps. Balade dans un parc, puis déambulations à la recherche d'un restaurant. On se pose dans un izakaya dans l'espoir d'y boire un saké en guise d'apéro, mais le tenancier refuse de nous servir si on ne prend pas un repas avec, donc on va voir ailleurs. On finit par trouver des "Hiroshima-yaki", un genre d'okonomiyaki avec des nouilles incrustées en plus. C'est pas mauvais, mais sans plus. Pour clore en beauté notre superbe journée minable, on essaie de retrouver le bar où j'allais quand j'étais en stage dans la région. Je me rappelle juste qu'il était à la sortie n°2 d'une station de métro. On essaie donc la station Shijô, puis Sanjô, puis les autres sorties de Shijô, puis on sort le Lonely Planet et on se rend compte qu'en fait le Metro (c'est son nom) est à la station Marutamachi (celle juste à côté de notre guest house). Ce soir, soirée latino, mais pas avant 22h. Comme il est 21h et qu'on est crevés, on décide de ne pas attendre, et de rentrer tranquillement. Bilan de la journée : peut mieux faire, globalement. On essaiera de s'améliorer demain.

Prochains jours : excursions à Osaka, Kobe, le lac Biwa, Nara, etc. Suivant le temps, l'inspiration et la météo.

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Posted sam. 15 oct. 2005 00:00:00 CEST
Kyoto, suite

15 octobre. Encore une journée bof-bof. Déjà, il pleut dès le matin, et le guest house est vraiment peu confortable. On a donc en gros passé la journée en alternance entre les galeries marchandes souterraines, les cafés, et les rues sous la pluie. On a visité un temple (Higashi Hongan-ji), dont le plus gros bâtiment était enveloppé dans un hangar pour rénovations (super). Le point fort de la journée a été le déjeuner, dans un restaurant de la chaîne "curry house". Il est bon, leur curry. Il est à la carte, déjà : on choisit la quantité de riz, les extras (plus de viande, plus de légumes, plus de ci ou de ça), et la force du curry. Plusieurs heures après, Xavier est encore en train de digérer son niveau 3, moi je me suis dégonflé et le niveau 2 m'a suffi. Le moral tient le coup. Pour l'instant.

Plans pour demain : changer d'auberge de jeunesse, puis aller-retour à Nara (la météo prévoit du beau temps). Entre-temps, on va voir à chercher un bain public pour ce soir (y'en a pas au guest house).

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Posted sam. 15 oct. 2005 00:00:00 CEST
Inuyama

13 octobre. Excursion vers Inuyama depuis Nagoya dans la journée, comme prévu. Le château est joli (mais toutes les légendes des illustrations sont en japonais avec plein de kanji que je connais pas). La ville semble morte : personne dans les rues ou presque, on a eu du mal à trouver un restau pour midi, et même certains magasins de souvenirs étaient fermés (c'est dire). Comme en plus on voit passer pas mal d'avions de chasse, on se demande si c'est la guerre. En rentrant à Nagoya, on trouve un cybercafé, où on vérifie que si c'est la guerre, personne n'est au courant. On passe à l'auberge, on se trouve un point wifi en pleine rue, et on part à la recherche d'un dîner. On trouve une formule sashimi ou yakitori + saké pour pas cher, donc on prend ça, et on se rentre à l'auberge. Pas forcément pas le chemin le plus court, d'ailleurs : on avait bien galéré pour trouver à manger, mais sans trop noter par où on passait.

Demain, le plan prévoit qu'on parte vers le lac Biwa, mais comme on n'a pas encore noté d'adresses d'hébergements, si ça se trouve on ira ailleurs. On verra ça.

Sinon, il semble faire beau. Légèrement couvert, mais pas de pluie depuis deux jours.

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Posted sam. 15 oct. 2005 00:00:00 CEST
La terre tremble

La terre a tremblé dans le nord du Japon, il paraît. On a lu ça dans les nouvelles, mais on n'a rien senti nous-mêmes (nous venons d'arriver à Kyoto, dans le sud-ouest). Pas d'inquiétude à avoir donc, nous sommes en bonne santé.

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Posted sam. 15 oct. 2005 00:00:00 CEST
Du Mexique au Japon

5-6-7 octobre : liaison vers le Japon. Le 5 au soir, je me rends à la gare routière de Querétaro. Mon avion est à 7h du matin le 6, donc il faut que je sois à l'enregistrement à 5h, donc j'hésite entre prendre le bus pour l'aéroport de Mexico qui part à 2h (le premier de la journée) et m'y fait arriver théoriquement à 5h, et celui qui part à 18h15 (le dernier de la journée) et qui m'y fait passer la nuit à comater dans les halls. Je finis par opter par un autre, qui part à 23h30 pour la gare routière de Mexico nord, d'où je prends un taxi vers l'aéroport (pas piqué des vers, le taxi, d'ailleurs, j'étais content d'arriver). En heure locale, il est donc environ 2h30 le matin du 6. Je sors mes balles pour jongler un peu en attendant, je tombe sur un co-jongleur, on échange quelques passes, le temps finit par passer et j'embarque pour Houston, aéroport George Bush (père). Correspondance pour Tokyo en courant, 10h50 le matin du 6. Le temps passe et on vole vers l'ouest, donc on finit par croiser la ligne de changement de date, et j'atterris donc à 14h10 le 7 octobre à Narita.

Premier réflexe : acheter des yens. Deuxième réflexe : acheter un Pocari Sweat (depuis le temps que j'en avais envie...). Ensuite, se poser tranquillement quelque part, regarder passer les groupes de collégiennes en uniforme qui gloussent, les groupes d'hôtesses de Singapore Airlines (également en uniforme, mais plus joli), patienter, quoi. Mais déjà l'ambiance du Japon se fait sentir, et ça me plaît bien.

Récupéré Xavier à l'heure dite et à l'endroit convenu, transité vers l'auberge de jeunesse de Yoyogi, ressortis manger qui un riz au curry et qui des miso ramen, rentrés pour profiter du bain, et hop au lit.

On est le 8 octobre, il est 8h45 du matin, et on va pas tarder à partir à la recherche d'un petit déjeuner.

Ici Tokyo, à vous les studios.

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Posted mar. 11 oct. 2005 00:00:00 CEST
Ginza, Tokyo, Akihabara

9 octobre. Il pleut encore. On part vers Ginza, le quartier des grands magasins (même s'il y a des grands magasins partout, c'est celui-là qui garde la réputation). Xavier passe une demi-heure à baver sur les nouveaux Ipod au magasin Apple, puis on passe au showroom Sony pour admirer les nouveaux modèles de Aibo, le chien robotique de compagnie. Passage également au forum international, pour prendre quelques photos (au sec) de l'architecture. Après un certain temps de recherche, on trouve de quoi manger (si je me souviens bien ça s'appelle chirashi-sushi : bol de riz, avec le poisson posé dessus). On se dirige vers le palais impérial de Tokyo, mais le temps reste maussade, donc on ne peut même pas prendre des jolies photos. Rentrés, mangé des okonomiyaki pas loin de l'auberge. Comme le restaurant était plein et qu'il fallait attendre une demi-heure, on est allés s'occuper pendant ce temps. Justement y'avait un bar à saké un peu plus haut.

10 octobre. Il pleut toujours. Direction Akihabara, le paradis des geeks. Les ruelles étroites peuplées de stands spécialisés sont toujours aussi impressionnantes, même si on ne retrouve pas le stand qui ne vend que des diodes dont je croyais me souvenir. On voit quand même des stands à tournevis, des stands à connecteurs, des stands à multimètres, des stands à condensateurs, des stands à potentiomètres, etc. On cherche aussi pour notre liste de courses : Xavier un lecteur portable de musique pour le collègue Ben, moi une carte wifi multi-formats et/ou une batterie de rechange pour le portable. Xavier finit par trouver, mais je finis par abandonner : il est difficile de savoir si les cartes proposées vont marcher pour moi ou non, et les magasins ne semblent pas vendre de batteries. Tant pis, j'achèterai ça en France, apparemment ça me reviendra pas tellement moins cher et je serai plus au calme pour choisir. On se trouve un plateau de sushi à emporter, qu'on mange dans un parc du côté de la Tokyo Tower, puis on va voir ladite tour, qui fait vraiment attraction à touristes. Puis le temple Zôjô-ji, parce que mine de rien, ça fait trois jours qu'on est là et qu'on n'a pas encore vu un temple. Et comme on a quand même pas mal cavalé ces derniers jours, on se pose dans un café et on se rentre tranquillement vers l'auberge. Douche+bain (toujours aussi agréable), on ressort manger un bol de ramen, et voilà pour la journée.

Remarques en vrac : 1, le temps semble bloqué sur une alternance gris/bruine/pluie depuis notre arrivée. On aimerait bien que ça change. 2, je m'attendais à trouver du wifi partout, mais apparemment c'est la dèche. Là aussi, on aimerait bien que ça change (j'ai des parents qui s'inquiètent). 3, jusqu'ici Xavier semble bien aimer les restaurants que je lui propose. 4, certains reconnaîtront probablement des noms de lieux que j'ai déjà visités en 2001. C'est vrai, c'est un peu de la redite pour moi, mais ça va changer : demain on va à Hakone, puis Nagoya. Après on va retourner voir des endroits que je connais aussi (du côté de Kyoto), mais une fois que j'aurai mis Xavier dans son avion j'irai voir ailleurs.

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Posted mar. 11 oct. 2005 00:00:00 CEST
Shinjuku, Harajuku, Shibuya

8 octobre. Temps nuageux avec tendance à la pluie légère. Le matin, passage obligé à la tour Sumitomo de Shinjuku, notamment la galerie d'observation du 52e étage. Visibilité très limitée, et en plus le café qu'il me semblait me rappeler est fermé, donc on redescend prendre un petit déjeuner dans un café plus bas. Balade à Shinjuku, notamment chez les marchands d'appareils photo et d'électronique grand public. Xavier bave devant un objectif Canon à 1,3 million de yen (soit environ 10000 euros), et se résigne à faire nettoyer le capteur de son appareil numérique.

On reprend la ligne circulaire de Tokyo (la Yamanote) vers le sud, on s'arrête à Harajuku. Pas grand chose à voir sinon des masses de jeunes qui font du shopping. On pousse à pied vers Shibuya, où on finit par trouver un restaurant à yakisoba (nouilles sautées avec des petits bouts de trucs dedans). C'est toujours aussi bon. Le temps de convertir des euros et d'aller mettre le nez dans une petite salle d'arcade (où les jeux à pinces pour attraper des peluches Winnie l'ourson côtoient ceux pour gagner des DVD roses de filles nues), et on repart vers le nord. Petite balade dans le parc de Yoyogi, mais le temple Meiji-jingû est fermé (il se fait tard de l'après-midi). Donc, rentrage, passage dans un convenience store pour acheter du manger, douche+bain (+ rattrapage involontaire de quelques minutes de décalage horaire pour Xavier), repas sur les trucs en bois extérieurs, et soirée peinarde dans la salle commune.

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Posted mar. 11 oct. 2005 00:00:00 CEST
Fin du Mexique

4 octobre. Journée de liaison vers Querétaro, rien de particulièrement intéressant. Très fatigué, donc rien fait de la journée.

5 octobre. Querétaro. Tout le monde m'a dit du bien de cette ville, donc je roumègue contre le temps gris qui perturbe la balade. Mais même en prenant ça en compte, je trouve la ville jolie sans plus. Je ne suis peut-être pas allé aux bons endroits, mais je ne trouve pas de charme particulier aux rues, aux bâtiments, aux places, aux parcs. Sympas, mais pas au niveau de Guanajuato.

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Posted mar. 11 oct. 2005 00:00:00 CEST
Guanajuato, deuxième jour

Renseignements pris, les défilés d'hier soir sont des processions de groupes de gens qui ont tous leur saint patron, et qui le transportent (du moins sa représentation) d'une église centrale à celle qui leur est propre. Dont acte.

3 octobre. Le déjeuner commence à 9h, je suis levé et douché avant, donc je vais me balader. La ville est une ville universitaire apparemment spécialisée dans les arts, et ça se voit : toutes les places sont hantées par des jeunes qui dessinent et font des croquis, et on en croise pas mal avec ce qui ressemble (pour mes yeux incultes) à un té de dessin technique dans un carquois en bandoulière (peut-être des étudiants architectes ?). Je rentre pour le petit déjeuner, et au cours de la discussion avec mes colocataires au petit déjeuner, on me recommande la Hacienda San Gabriel, un peu à l'extérieur de la ville. Le Lonely Planet parle de deux kilomètres et demi, donc comme il ne fait pas encore trop chaud je décide d'y partir à pied en suivant les panneaux qui indiquent la destination des bus qu'on m'a conseillés (vous suivez ?). Apparemment ce n'est pas le chemin le plus court, mais j'arrive quand même.

C'est une ex-hacienda en fait, qui a été réaménagée en musée. Ça commence par une visite des jardins : chaque jardin a son style (anglais, italien, espagnol, oriental, mexicain, arabe, etc.). C'est vraiment un endroit très tranquille et très sympa. La suite m'impressionne moins : une visite dans les pièces de la maison proprement dite, réaménagées avec des meubles de diverses époques et divers styles. Bon, OK.

L'après-midi, je continue à marcher pour monter sur une des montagnes qui surplombe la ville, et où trône une statue en l'honneur d'un héros de la guerre d'indépendance du Mexique. Belle vue sur la ville (puisqu'on voit la statue de presque partout).

Guanajuato a un fort attachement à Don Quichotte et le sort à toutes les sauces, notamment pendant le Festival Cervantino qui commence dans deux jours. Je serais bien allé visiter le Museo del Quixote, qui apparemment contient des représentations de ce brave monsieur sous des formes très diverses, mais il est fermé le lundi. Tant pis pour moi.

Soirée balade-photos, puis passé squatter un câble réseau dans un cybercafé. Rentrage, et au lit.

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Posted mar. 11 oct. 2005 00:00:00 CEST
Guanajuato

Premier octobre, suite : coup d'envoi des Fiestas de Octubre à Guadalajara, pas mal de festivités dont un spectacle de « ballet folklorique » (danse, musique, chant, claquettes, le tout en sombrero et robes à volants hispaniques). Ça bouge tout le temps, donc j'ai plein de photos floues.

2 octobre. Levé pas trop tard, réussi à choper le bus de 9h15 vers Guanajuato. Arrivé en milieu de journée. Bus vers le centre-ville, je ne sais pas où descendre pour les auberges donc je descends au hasard. Après quelques pérégrinations avec les bagages sur le dos je m'aperçois que la ville est plus petite que je croyais, et je trouve un des hébergements mentionnés dans le guide. Et en plus, il reste de la place, joie : un genre de studio individuel, qui donne sur une petite ruelle piétonne. Oui, parce que Guanajuato est une ville construite dans des montagnes, des gorges, et des lits de rivières. La plupart des rues sont trop étroites, trop tournicotantes et trop pentues pour être circulables en voiture. Les quelques-unes qui sont autorisées à la circulation sont en contrebas dans le lit asséché de l'ancienne rivière, voire carrément dans des tunnels en pierre sous la ville. Ça, plus le paysage environnant, me fait penser un peu à un village de Provence, dans les Alpilles. Passé l'après-midi à monter et descendre dans les petites rues (et prendre des photos). La ville est nettement plus tranquille et plus sympathique que Guadalajara. Croisé un genre de défilé de fanfares, je ne sais pas encore trop ce que c'est mais c'est bruyant (je les ai entendues de très loin). Je me renseigne demain auprès de mon hôtesse.

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Posted mar. 04 oct. 2005 00:00:00 CEST
Mexique, premiers jours

28 septembre. Longue journée de transports. D'abord, un minibus qui vient me chercher à l'auberge de Montréal et me déposer à la gare routière (pratique, parce que la marche forcée à 5 heures du matin c'est pas très amusant). Puis la navette Aérobus vers l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau. Passé les services d'immigration des États-Unis d'Amérique (tout juste poli et aimable comme une porte de prison), cherché en vain de l'Internet sans fil. Avion vers Atlanta. Avion vers Mexico. Métro vers la gare routière nord, bus vers Morelia, état du Michoacán. Là, j'aurais pu soit marcher 5 kilomètres vers le centre-ville, soit prendre un « combi » (ou « colectivo » : un van Volkswagen qui suit un trajet prédéterminé, à mi-chemin entre un taxi et un bus), mais je me suis dégonflé et j'ai pris un taxi (24 pesos, soit moins de 2 euros). Coup de chance, l'auberge où il m'a déposé avait encore de la place (De quoi ? Réserver ? C'est quoi ?). Il est tard du soir. Ouf. Dormir.

29 septembre. Baladé dans Morelia. Le changement de climat se fait sentir, il fait chaud par ici. Pas mal traîné dans les marchés, mais principalement de la balade en ville. Comme je suis un aventurier de l'extrême, j'ai même mangé sur le marché : des tacos à la viande, et du « gazpacho » local (salade de fruits, dans mon cas melon et pastèque, arrosée de jus de citron et de sel). Je n'ai pas pris feu par les jalapeños, mais ça doit être un coup de chance : j'avais le choix entre trois sauces, et mon niveau d'espagnol ne me permet pas de me renseigner sur les ingrédients, ou l'intensité gustative, des sauces.

30 septembre. Combi vers la gare routière, consultation des horaires, décision d'aller vers Guadalajara. Oui, mon planning initial étant complètement irréaliste, j'ai décidé de le jeter et d'improviser. Donc aujourd'hui, c'était bus vers la gare routière de Guadalajara, puis bus vers le centre-ville. Pareil, le premier hôtel où je me pointe a de la place, chouette. Je pose le sac, je vais me balader, c'est la fin de l'après-midi et il fait chaud. En plus, Guadalajara est une grande ville, avec plein de circulation et plein de monde, donc pour l'instant c'est un peu bof. Rentré à l'hôtel (y'a pas exactement d'auberge de jeunesse en ville, mais je décide que je peux me payer deux nuits à 20 euros chacune). Fatigué, les épaules et le cou tirent d'avoir porté les bagages à pied. Je ressortirai peut-être quand il fera plus frais, mais sinon j'irai me balader sérieusement demain.

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Posted mar. 04 oct. 2005 00:00:00 CEST
Si pas de wifi...

Même quand on ne trouve pas de wifi, il reste toujours l'option de se pointer dans un des innombrables cybercafés qui traînent au Mexique et de brancher le portable sur le réseau. Oui, je viens de négocier ça (en espagnol, s'il vous plaît), juste pour vous public adoré. J'ai bien fait de prendre la carte réseau avec un fil en plus de la carte sans fil...

La suite des nouvelles quand je l'aurai écrite. En attendant, vous avez celles de toute la semaine écoulée.

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Posted mar. 04 oct. 2005 00:00:00 CEST
Enfin des castors

25 septembre, soir. Ressorti pour manger un morceau et boire un coup avec les geeks d'Ottawa (en fait, un seul, avec sa femme, les autres font semblant de faire leurs devoirs), puis rentré me coucher dans ma prison.

26 septembre. Il pleut, donc visite du Musée de la Civilisation d'Ottawa. Très intéressant : une hénaurme collection de totems, une expo sur le Canada historique, une sur l'exploration de l'Arctique par une tête brûlée de l'époque victorienne, et une bien rigolote sur le design des années 1960, d'où j'extrais la photo du jour. Non, ce n'est pas un Mac, c'est un électrophone pop.

27 septembre. Bus ce matin jusqu'à Montréal, puis je suis enfin allé voir des castors. Pas trop tôt, c'est quand même mon dernier jour au Canada... Et le fait que je sois allé les voir au Biodôme n'enlève rien à l'affaire : ce sont des bestioles bizarres. Vu aussi quelques manchots, des gros poissons, des oiseaux exotiques, un paresseux, quelques petits singes, des canards, des gros arbres... Bon, voilà, quoi. Ce soir, soirée pépère (peut-être sortir faire un peu de Wifi si j'en trouve), parce que demain la navette vers l'aéroport me prend devant l'auberge à 5h du matin. Après, en route vers le Mexique !

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Posted mar. 04 oct. 2005 00:00:00 CEST
Guadalajara

Premier octobre, Guadalajara. Réveillé par la télé (j'ai pas choisi, j'avais pas la télécommande pour l'arrêter, et les boutons sur la télé étaient verrouillés), parti en balade. C'est samedi matin, il fait encore frais, et le trafic est relativement calme. Suivi les indications du Lonely Planet pour la balade à pied, mais j'ai divergé dans le marché couvert. C'est immense, c'est plein de monde, les allées sont étroites, et on trouve des « quartiers » vaguement cohérents : les marchands de bottes, de ceintures, de sombreros, le quartier des stands de nourriture, les horlogers, les vendeurs d'électronique, les chaussures de sport, les habits, les accessoires, etc. C'est bruyant et peu reposant. Donc, je me suis posé en terrasse d'un restaurant vers midi. Je sais plus exactement si j'ai pris une talequiña ou une taliqueña ou comment ça s'appelait, mais c'était bon, et la terrasse était climatisée (à l'ancienne et sans pollution : un arrosoir d'eau sur les dalles de temps en temps). Passé le reste de la journée à me balader dans les rues, mais comme je le disais hier, c'est vraiment une grande ville et je trouve qu'elle manque de charme (même si certaines places sont sympas, abstraction faite de l'avenue et de la circulation y afférente qui passent à côté).

Je vais probablement ressortir ce soir, j'espère faire quelques photos. Demain, bus vers Guanajuato, un peu plus à l'est.

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Posted mar. 04 oct. 2005 00:00:00 CEST
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