Le weblog entièrement nu

Roland, entièrement nu... de temps en temps.

Archives 2005-07

Tranche de France Inter

Tranche de radio en deux parties, ce soir.

La partie biscotte, c'est le Téléphone Sonne, vénérable et respectable émission quotidienne de France Inter, qui était consacré ce soir au « phénomène blog ». J'ai écouté pour vous.

D'abord, un bon point : il y avait longtemps que je n'avais pas écouté cette émission, et je dois dire que la qualité n'a pas décru. Je n'ai relevé aucune bêtise ou contresens, et les intervenants étaient visiblement au fait de ce qu'ils disaient.

On peut hélas regretter comme d'habitude la durée insuffisante à mon goût de l'émission. Commencer à 19h20, introduire le sujet, présenter les intervenants, et proposer une brève conclusion avant de laisser l'antenne aux bips de 20h, ça laisse environ une demi-heure de contenu réel. Du coup, la discussion reste assez superficielle pour peu que le sujet soit vaste, ou n'aborde que certaines parties du sujet si les questions des auditeurs se focalisent sur elles. Je crains que ces deux défauts n'aient été à relever ce soir.

Ainsi, la récupération commerciale n'a été qu'abordée, et surtout sous l'angle « c'est un nouveau média, c'est normal que les marketeux n'arrivent pas encore à se l'approprier » (je paraphrase). Il aurait été à mon avis pertinent de développer l'angle selon lequel ce « nouveau média » va précisément à l'opposé de toute tentative de manipulation par des grandes marques tentaculaires. La « récupération » politique a été mieux traitée, justement par une démystification : apparemment certains politiques ont compris l'intérêt de la chose, et s'en servent comme une réelle zone de discussion autour d'un débat d'idées, plutôt que comme un nouveau moyen de diffuser de la propagande prémâchée.

De même, l'aspect selon lequel les blogs facilitent la diffusion de la création littéraire, musicale, photographique, bédéistique (si quelqu'un pouvait me fournir un néologisme, je suis preneur — phylactérique ?) etc. aurait pu être développé. Notamment en le présentant comme une tendance de fond qui efface peu à peu les frontières entre l'amateur et le professionnel : les évolutions de l'informatique et de l'électronique grand public font qu'un large pan de la dite création artistique est désormais à la portée de beaucoup de monde. On peut par exemple acheter pour 1500 € toute une chaîne de production pour la préparation de vidéos amateurs d'excellente qualité (caméscope numérique, PC, carte d'acquisition, graveur de DVD — les logiciels de montage étant libres et gratuits, bien entendu), ce qui permet à tout un chacun de s'aventurer dans un domaine jusque-là réservé à des entreprises disposant de matériels coûteux. Idem pour la publication d'œuvres littéraires : il n'est plus nécessaire de passer par un éditeur pour préparer, éditer, mettre en page et diffuser un texte. Cette démocratisation et cette implication plus facile et plus large des individus dans le monde impersonnel qui nous entoure me semblent plus vastes et plus générales que la simple manie de poster quelques poèmes ou nouvelles sur un blog.

La discussion s'est donc restreinte (faute de temps) à quelques aspects du sujet :

  • je suis un politique et je bloggue pour expliquer mes idées aux gens plutôt que les leur asséner ;
  • je suis une entreprise et je bloggue parce que c'est dans le vent et que j'espère des retombées positives en termes d'image donc de chiffre ;
  • je bloggue mon journal intime (qui devient un journal extime, pour reprendre le très joli mot de Thomas) ;
  • je publie mes nouvelles, mes photos, mes musiques sur un blog ;
  • je sais pas ce que c'est un blog, comment je m'en fais un ?

C'est déjà pas mal, mais je pense qu'il reste des sujets à approfondir (pour une prochaine émission, j'espère) :

  • l'aspect « communauté » de la blogosphère, avec les rencontres de blogueurs et les amitiés qui se nouent à travers les blogs ;
  • l'aspect purement pratique des blogs, qui ne sont en fin de compte que des aides à la réalisation facile de sites web cohérents, ce qui donne un moyen extrêmement pratique de tenir au courant des gens qui s'intéressent à moi ou à ce que je fais, ou de publier facilement des articles informatifs (itinéraires de balades moto, modes d'emploi de logiciels, critiques de spectacles de cirque etc.) ;
  • la notion de flux et d'agrégation, très importante à mes yeux : combien d'entre vous viennent lire ce blog sur le web, et combien vont le lire à travers un agrégateur de flux ? Et combien ne vont pas le lire, contrairement aux billets écrits dans la catégorie « geek » de ce blog, parce qu'ils ne sont abonnés qu'à celle-ci, ou qu'ils ne me lisent que par l'intermédiaire de sites comme Planet Debian, qui n'agrège que ces billets et pas les autres ? Cette notion de catégorisation en amont (par votre serviteur) des billets que j'écris permet à chaque lecteur de choisir ce qui l'intéresse, et à l'information de circuler de manière intelligente et filtrée plutôt que bête et massive.

Bon, j'arrête là. Si vous arrivez à naviguer sur le site de France Inter, peut-être que vous pourrez trouver un enregistrement de l'émission et vous faire votre propre idée sur ce qui s'est dit.

Deuxième partie, la partie confiture (ou miel selon les affinités) : je suis amoureux de Marie-Pierre Planchon, de sa voix, de ses pulls marins, de ses noms de zones en breton et de ses coups de vent en cours ou prévus. Elle m'avait fait une infidélité quand elle a changé les noms des zones de l'Atlantique et de la Mer du Nord, et la vie a fait que je l'écoutais moins qu'à une période (je rentre plus tôt du boulot que quand c'était une jeune startoupe internette, et accessoirement je rentre à moto maintenant donc je n'ai plus d'autoradio), mais je suis retombé sous le charme. Je sais pas comment elle fait, à mon avis elle met de l'eau salée dans les climatiseurs des la Maison de la Radio et des mouettes dans la régie son, mais cinq minutes d'elle, de ses « Cromarty, Forth, Tyne et Dogger » me font plus rêver qu'une heure d'annonces de vols long-courriers dans une aérogare.

Je me demande si Marie-Pierre Planchon a un blog, tiens.

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Posted jeu. 28 juil. 2005 00:00:00 CEST
Blogs et webcomics

Je viens de trouver un nouveau webcomic qui me plaît déjà beaucoup. Ça s'appelle Inside the Box, et c'est sinon très inspiré de la série des Far Side de Gary Larson, du moins fortement similaire (d'après les quelques dizaines de strips déjà parus).

Et en l'occurrence, y'a un strip récent qu'on pourrait appeler les dérives du phénomène blog et qui m'a fait beaucoup rire.

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Posted jeu. 21 juil. 2005 00:00:00 CEST
Luke, je suis ton commandant de bord

Retour de week-end en avion. Il fait beau, les gens sont contents, la vie est belle, et l'équipage du Toulouse-Lyon de 17:55 est de bonne humeur. D'humeur joviale, pourrait-on dire, même.

Le commandant, d'abord :

Blabla bonjour, je suis votre commandant de bord, blabla vol en un temps record de 40 minutes (NDRoland : !) jusqu'à Lyon où il fait malheureusement un temps identique à celui d'ici (NDRoland : Grand soleil, et quelques nuages de beau temps), temps calme sur le trajet. Nous espérons que vous passerez néanmoins un agréable vol.

La chef cabine :

Démonstrations de sécurité, machin tout ça, placez le masque sur le visage et respirez normalement KSCHHHH PSCHHHH (NDLR : Vous aurez bien entendu reconnu Dark Vador — c'était mieux en vrai).

Et le commandant derechef :

PNC, attention, début de la chute.

Sur le Lyon-Nice de 20:05, la commandante de bord taillée comme une armoire à glace était plus sobre. J'ai quand même pris quelques photos par le hublot, notamment une jolie photo de nuages. J'ai raté le coucher de soleil : on était en phase de descente, et l'usage de sabres lasers et d'appareils électroniques portatifs était interdit.

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Posted lun. 11 juil. 2005 00:00:00 CEST
Exif, give or take a few hours

I finally got myself a nice digital camera. Nice as in, it fits in a pocket, it takes reasonably good-looking pictures, ant it's not a Canon so I can access it as an USB mass storage device. (For those who care, it's a Kyocera/Contax U4R.) So I've started using F-Spot (which is tremendously cool) and Gallery a bit more intensively than previously, and I noticed something curious: my pictures had wrong times. I thought that digital cameras stored them inside the picture files... Hmm. On to investigate.

Time passes as I follow the threads of the information flow (use the source, Luke). Then I scream in horror. Then I go see something I hope is authoritative and therefore likely to have been well thought-out (read the spec, Luke). Then I scream some more.

Let it be widely known that the Exif specification, which is the standard for embedding metadata into image files from digital cameras, encodes the date and time of the picture as a string. A fat, ugly, 20-character string. More precisely, the format is YYYY:MM:DD HH:MM:SS. I don't have anything against strings, they are rather easy to parse by humans (as demonstrated by strings /home/roland/images/photos/contax-u4r/kicx0700.jpg | head). But they should be done right. In this case, it would have made a lot of sense to enlarge that string to 26 characters and add +ZZZZ or something similar. So as to be able to encode, say, a timezone, for instance, in order to, say, have dates and times that actually mean something, instead of something that may or may not be the current time plus or minus a random number of hours and minutes.

I thought I could cheat by starting F-Spot with TZ=UTC f-spot (among my electronic gadgets, those that can't cope with timezones are set to UTC, with the exception of my alarm clock). The result is bizarre: the date is shown as being one hour late. I could understand if it were two (I'm at UTC+2 these days), but where does that one come from?

I suppose I'll have to cheat differently, by keeping a patched version of F-Spot that interprets the TimeDate data from Exif as UTC, instead of using the current timezone. Or maybe I could do that in my hotplug script: it already rsyncs images from the digicam to the harddisk then makes sure the digicam's memory has at least $foo megabytes of free space on the card memory. I suppose it could also fiddle with the Exif tags on the fly.

Anyway. People need to learn: text without encoding information is useless, cryptography without a web of trust is useless, and date/times without timezone info is useless. If one of my esteemed readers happens to be (or know) a member of the Exif specification group (I understand it's called "JEITA"), please tell them that this needs to be fixed in a future version of the spec. I suppose I'll have to live with it with my current digicam, but maybe the next one will be better in that regard.

The pictures themselves are nice, though.

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Posted lun. 04 juil. 2005 00:00:00 CEST
La vie est dure

On n'a vraiment pas des vies faciles.

Vendredi, pause déjeuner : traquenard organisé par Xavier pour me faire rouler à moto sur la N7 jusqu'au mont Vinaigre. Beau temps, belle route, vue superbe.

Vendredi soir : encore un traquenard sur la N7, mais moins loin cette fois, on s'est arrêtés au niveau d'un barbecue-piscine où on a vu de la lumière.

Samedi matin, déménagement (question gros bras, je peux aller me rhabiller, mais bon, j'ai vaillamment joué mon rôle).

Après ça, passage à la Fnac de Cannes, pour acheter un DVD et le Lonely Planet sur la Nouvelle-Calédonie (autrement dit, c'est plus la peine de me l'offrir).

Dans l'après-midi, traquenard piscine chez Xavier. On avait prévu d'aller laver les motos après, mais l'heure de l'apéro approchant, on s'est dégonflés.

Pendant l'apéro, justement, coup de fil de (ou à, je sais plus) Michaël pour planifier la balade du lendemain. Le pauvre, il a des amis à la maison et il a acheté beaucoup trop de viande à barbecue. Heureusement qu'on est serviables et qu'on accepte de venir l'aider à liquider ses kilos de bonnes merguez-brochettes.

Dimanche, journée moto, super temps, belle route, tout ça.

Je vous mets pas des photos de tout, histoire de ne pas vous pourrir le moral par la détresse dans laquelle je me trouve, mais je vous remercie d'avance de votre compassion. Simplement, gardez-la pour quand je serai déprimé, parce que pour l'instant c'est loin d'être le cas.

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Posted lun. 04 juil. 2005 00:00:00 CEST
Balade moto : la double boucle

Aujourd'hui était un jour à moto. Pas seulement à cause du grand soleil, pas seulement à cause du dimanche, pas seulement parce que Xavier était sans sa douce et tendre et que Michaël avait envie de rouler. C'était en quelque sorte dans l'air du temps. J'en veux pour preuve la quantité de motos que nous avons vues sur le parcours. Bon, on avait un peu choisi l'itinéraire, aussi. Jugez vous-mêmes.

Départ du Nikaïa à Nice, à dix heures plus les éventuels retards de Xavier (il a bon dos, son chat). Pause essence à Lingostière, puis N202 pleine de monde jusqu'à Plan du Var. Là, on bifurque à droite, direction Lantosque. On commence à remonter une colonne de Harley Davidson, mais on s'arrête à Lantosque pour discuter donc ils nous repassent devant. Donc on recommence la remontée de la colonne, petit à petit, mais c'est long, très long. Heureusement ils finissent par s'arrêter à Saint-Martin Vésubie, donc Michaël et moi n'avons pas à tous les doubler un par un. Xavier l'a fait, lui, et comme « ils prennent toute la place et l'empêchent de rouler à son rythme », il est tout énervé et tout de mauvaise humeur quand on s'arrête déjeuner à La Colmiane.

À la descente, ça va mieux : la route est bonne, il n'y a pas grand-monde, ça roule bien. La descente se fait à gauche, d'ailleurs, sur la D2205 dans la vallée de la Tinée, et jusqu'à retrouver la N202. Là, on prend la direction de Digne. On remonte donc le Var, en profitant des jolis paysages de ce coin-là. On s'arrête à Entrevaux boire un coup et faire un peu de tourisme (et prendre des photos). Michaël commence à être fatigué (c'est probablement sa plus longue balade jusqu'à ce jour, puisqu'il est tout jeune permis), mais il veut continuer, alors on continue.

N202 toujours, avec toujours la surprise du lac de Castillon qui apparaît d'un coup au détour d'un virage, toujours avec sa couleur de turquoise dans un écrin de pins verts, c'est toujours aussi beau. On s'arrête prendre quelques photos, au grand désespoir de Michaël qui fatigue de plus en plus et craint de se voir rattraper par la nuit (il est environ cinq heures moins le quart de l'après-midi, et le soleil ne se couche qu'à neuf heures et quart du soir, après tout). Et on repart, non sans avoir refait le plein de mes deux co-baladeurs (apparemment ma Bandit consomme peu, ou alors elle a un réservoir plus gros, je sais pas).

La suite, bon, c'est du classique : Castellane, N85 jusqu'à Grasse, ratage d'un embranchement pendant la traversée de Grasse donc on a fini la descente par Opio, Valbonne et Mougins au lieu de la pénétrante.

Bilan de la double boucle (double, parce qu'on a fusionné la boucle Vésubie-Tinée avec la boucle N202-N85) : environ 290 kilomètres. Au moins autant de motos rencontrées sur le chemin. Parti à neuf heures et demie du matin, rentré à sept heures du soir. Quelques photos (pas trop, parce que Michaël devenait vraiment de mauvaise humeur à la fin). Et un grand sourire, en attendant la prochaine balade...

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Posted dim. 03 juil. 2005 00:00:00 CEST
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