Le weblog entièrement nu

Roland, entièrement nu... de temps en temps.

Archives 2005-06

Ça gratte

C'est une convergence de plusieurs éléments.

Dimanche, une visite en fin d'après-midi chez les cousines de La Destrousse et leur piscine. D'où, exposition modérée au soleil. Lundi, barbecue-côte-de-bœuf-piscine aux Adrets. D'où, exposition au soleil (un peu moins modérée). Étant donné mes occupations habituelles, on ne s'étonnera pas que j'aie quelque peu rougi des épaules et du buste. Bon, c'était le premier élément.

Hier soir, tentative de cinéma avec Xavier. La tentative a échoué (pour des raisons que je tairai ici, sauf si Xavier avoue tout sur son blog à lui), mais on est quand même allés boire un coup. D'où, j'ai pas eu le temps de finir un boulot pour un client hier soir. Deuxième élément.

La semaine dernière, c'était les derniers cours de cirque (jonglerie et acrobatie). Donc, cette semaine, pas d'entraînement officiel. Troisième élement.

Mettons tout ça ensemble ce soir. Je rentre du boulot de jour, je dîne, et je me fais une petite demi-heure de balles. Figures à 3 balles, stabilisation des trucs louches à base de 4 balles, et endurance 5 balles. Il n'est pas encore très tard, donc il fait encore chaud, donc je finis par enlever le tee-shirt. Le CD s'arrête, les bras fatiguent, il est temps d'aller faire un peu de boulot de soir-et-week-ends. Me voici donc assis à mon PC, en train de bricoler du SQL et des scripts Perl. Machinalement, en réfléchissant aux conséquences de l'une ou l'autre de mes actions, je me passe la main sur les coups de soleil (ne me dites pas que vous n'aviez pas deviné l'essence du premier élément, je ne vous croirais pas). Caramba, voilà qu'ils se mettent à me démanger un peu, c'est curieux, pourquoi juste le surlendemain ? Bon, bref, c'est pas grave, c'est l'occasion d'y mettre un peu de biafine.

Grave erreur ! Énorme erreur ! Car le principe de la biafine, quel est-il ? Eh bien il est de réactiver la microcirculation dans la peau. En d'autres termes : toutes les petites terminaisons nerveuses que j'avais soigneusement ignorées jusque-là, et qui ne se plaignaient que doucement puisqu'elles étaient sous-alimentées en sang, se retrouvent d'un coup très vivement irriguées, et toujours d'aussi mauvaise humeur après le traitement ultraviolet du passé récent. En d'autres termes encore : ça gratte comme c'est pas permis. Et cette fois, pas question de passer la main dessus, sinon c'est une démultiplication atroce des souffrances et de leur durée.

Au passage, je suis ébahi de la résistance humaine à la tentation, et de la force de ma propre volonté (un peu d'autosatisfaction n'a jamais fait de mal) : ça fait presque une heure que je me force à garder les mains sur le clavier et le derrière sur mon siège, le torse en feu, les dents serrées, le souffle court, et avec une odeur de biafine dans les narines. C'est horrible. Mon seul espoir est de tenir, tenir jusqu'à l'épuisement : les quelques accalmies que je perçois de temps en temps ne sont probablement que des leurres destinées à endormir ma volonté de fer et m'inciter à gratter les démangeaisons.

Quand je serai le maître du monde (ou le chef bourreau du maître du monde, si je me fais doubler au dernier moment), je torturerai les gens comme ça, tiens. Six mois dans une cave sombre, une journée attaché en plein soleil, et deux jours après, cinq minutes de grattage et une bonne couche de biafine. Si je suis vraiment de mauvaise humeur, je détacherai même les mains du pauvre dissident, dans une version modernisée et perverse du supplice de Tantale. Mwahahaha, je suis démoniaque, MWAHAHA... aïe.

Me faites pas rire, ça gratte.

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Posted Wed 29 Jun 2005 00:00:00 CEST
Les moustiques de l'espace

Dans mon coin du monde, c'est l'été. Et il fait relativement beau, il commence à faire chaud, et certains jours il fait même lourd et moite. Donc, les moustiques abondent.

Mais. Mais, pourquoi, malgré mes super-pouvoirs de claquage de moustiques, ces sales bestioles s'obstinent-elles à, d'une part, venir une par une, et d'autre part, tourner et virer sans fin avant de se poser sur ma peau douce et satinée (ahem) afin que je puisse les y aplatir rageusement ? Eh bien figurez-vous que ça fait plusieurs nuits que j'étudie la question, tout en prêtant une oreille distraite à ces bourdonnements incessants d'un seul moustique à la fois, et je crois que j'ai trouvé la réponse.

Ce sont des moustiques de l'espace. Aha, et comment le sais-je, me demandez-vous ? Eh bien c'est fort simple. J'ai reconnu, après de longues heures d'observation, leur tactique d'attaque, qui m'est apparue, dans un éclair d'inspiration, comme un souvenir qui refait surface. Ainsi donc, mon vieil ennemi m'a retrouvé. Moi qui croyais m'être débarrassé de lui. Il a dû se planquer pendant des années, me scrutant, m'épiant, reconstruisant sa force, et il ne vient que de se décider à frapper.

Qui ? Mais enfin, creusez un peu vos souvenirs, que diable ! Qui s'est entêté, pendant des années, à envoyer des petites saletés bruyantes et aisément battues d'un revers de la main ? Qui renvoyait ses troupes tous les jours à la même heure pour menacer de détruire le monde ? Qui restait invisible sauf dans quelques rares plans en contre-plongée ? Qui, surtout, envoyait ses infâmes Golgoths un par un au lieu de tous les balancer d'un coup ? Mais oui, bien sûr, c'est le Grand Stratéguerre, cette abominable andouille de commandeur des forces de Véga. Aaarh, comme on se retrouve, vieille branche, mais je ne me laisserai pas faire ! Je lutterai jusqu'au bout, et je te ferai mordre la poussière comme la dernière fois !

Bon, le problème c'est que Procyon a pris sa retraite, Rigel est maintenant un vieux barbon, Alcor s'est mis en ménage à trois avec Vénusia et Phénicia dans une communauté hippie, et Mizar est à l'âge où on hésite entre les jeux vidéo et les filles. Et mon rétrolaser ne rétrolase plus qu'en rouge sombre (et il devient de plus en plus difficile de trouver des piles correctes), mes clavicogyres se grippent à la moindre trace d'humidité et mes fulguropoings n'ont pas résisté au mécano intérimaire qui s'est occupé de la révision des cent mille années-lumière. J'aimerais croire que Véga et ses sbires ne sont plus tous jeunes non plus, mais je ne serais pas étonné qu'ils aient de bons gérontologues chez eux.

Autrement dit, l'été sera long et la lutte âpre. Mais je vaincrai.

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Posted Wed 22 Jun 2005 00:00:00 CEST
Et maintenant, le Xavier !

Encore un converti au blogage : mon honoré collègue Xavier. Comme vous pouvez vous en douter, son blog est aussi hébergé dans mon placard.

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Posted Tue 21 Jun 2005 00:00:00 CEST
Comme une odeur

Ça sent bizarre par chez moi ces jours-ci. Y'a comme qui dirait une odeur. Ou peut-être plusieurs.

Odeur des figuiers pleins de sève, qui s'expriment à fond quand le soleil leur tape dessus.

Odeur des poteaux téléphoniques en bois, et de leur traitement protecteur.

Odeur des lavandes, qui ont gagné la première manche quand leur senteur délicate commençait à percer au printemps, qui sont en train de perdre la deuxième depuis que la chaleur commence à les écraser, mais qui se préparent à exploser de toute leur force pour gagner la finale.

Odeur du marchand de primeurs, qu'on reconnaît à cent mètres.

Odeur de Croisette, mélange de crème solaire, de parfums de luxe, de sable et de poissons grillés.

Odeur des gants de moto, en cuir trempé de sueur.

Odeur du goudron des routes, qui se met à l'aise et accommode les racines qui le poussent.

Odeur des feux de charbon de bois, et des côtelettes et merguez qui cuisent.

Odeur d'apéritif anisé, souvent proche de la précédente.

Odeur de la menthe glaciale, juste au moment où on la noie sous sept volumes d'eau.

Odeur des pins dans la brise.

Odeur de la terre chaude dans laquelle se dissolvent quelques gouttes de pluie.

Odeur de la campagne la nuit, quand elle commence à respirer un peu de fraîcheur.

Ça sent l'été, et ça me plaît bien.

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Posted Mon 20 Jun 2005 00:00:00 CEST
Appelez-moi Philéas

Je me rends compte de deux trucs : déjà, le départ est prévu dans 80 jours. Bon, ça devait arriver tôt ou tard, donc ce n'est pas très marquant comme coïncidence.

Là où ça devient rigolo, c'est qu'entre le 6 septembre et le 26 novembre, il se passe exactement 80 jours. Aha. Oui, mais c'est 80 jours et un peu plus, ou pas tout-à-fait 80 jours ? Eh bien le décollage du premier vol est prévu à 16:30, et l'atterrissage du dernier à 17:20. Zut, raté, de presque une heure. Mais, entre-temps interviendra le changement d'heure, qui fait qu'en fait ça passe, de dix minutes !

Sauf que non. Cré zut, c'est pas dans le bon sens : je pars à 14:30 TU, je reviens à 16:20 TU. Dommage. Si j'avais fait le tour au printemps, il aurait duré soixante dix-neuf jours, vingt-trois heures et cinquante minutes. Là, il va durer quatre-vingt jours, une heure et cinquante minutes, plus les éventuels retards. Ne passez pas par le Reform Club, ne touchez pas vingt mille livres. En plus je ne passe pas en Inde, la princesse impériale du Japon est déjà mariée, et je n'ai pas de fidèle Passepartout pour m'accompagner. Ah, et je tourne dans l'autre sens, aussi.

Donc appelez-moi Philéas, mais pas trop quand même.

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Posted Sat 18 Jun 2005 00:00:00 CEST
Qu'il est bête...

Entendu à l'instant à la radio (devinez laquelle), qui apparemment consacre la matinée aux chansons qui parlent de trains, une jolie expression toute mignonne : « Il est bête comme le dernier wagon d'un train de marchandises ». La chanson s'appelle « La Java de la masochiste ».

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Posted Sun 12 Jun 2005 00:00:00 CEST
Ça se précise de plus en plus

Bon alors bon.

J'ai posé les congés, ça, c'est bon (depuis le temps que tout le monde au boulot sait pourquoi je gardais mes jours de congé, ils auraient eu mauvaise grâce à me les refuser). Le 2 septembre au soir c'est tchao tout le monde, on se revoit le 29 novembre au matin, amusez-vous bien, je vous enverrai une carte postale ou deux.

J'ai un itinéraire prêt, ça c'est bon aussi (y'a plus qu'à émettre les billets).

Bon, d'accord, puisque vous insistez...

  • 6 septembre, Paris -> Montréal
  • 28 septembre, Montréal -> Mexico
  • 6 octobre, Mexico -> Tokyo
  • 2 novembre, Tokyo -> Nouméa
  • 26 novembre, Nouméa -> Paris

Je vous entends déjà vous demander ce que je vais faire pendant trois semaines en Nouvelle-Calédonie... Héhé, héhé, héhéhé. La ruse, c'est que je ne vais probablement pas y rester trois semaines, ahahah. Je vais innover, je vais prendre tout le monde par surprise, je vais (argh) payer un billet d'avion. Et je vais probablement aller passer deux semaines soit en Nouvelle-Zélande, soit en Australie, vu que c'est pas si loin que ça et que les vols sont pas très chers. J'ai pas encore choisi. Si y'a des copains qui veulent venir avec moi et qui ont une préférence, je les suivrai, mais sinon je verrai plus tard.

En parlant de ça : si je publie ces dates et ces endroits, ce n'est pas uniquement pour vous faire râler, c'est aussi une forme d'invitation à se retrouver ici ou là. Qui est intéressé ?

Quoi d'autre ? Ah, oui, il faut que je me fasse faire une carte Hostelling International, que je me fasse offrir les Lonely Planet (sauf Canada et Japon, que j'ai déjà) (Mise à jour : laissez tomber, je me suis acheté Nouvelle-Calédonie, Mexico et New Zealand, c'est plus la peine de me les offrir) que je fasse mes bagages, que je range mon chez moi, et voilà. Ah, non, il faut aussi que je prépare quelques scripts pour pouvoir continuer à bloguer et publier des photos depuis le bout du monde.

Départ dans 90 jours... Yahou !

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Posted Wed 08 Jun 2005 00:00:00 CEST
Ça se précise

Bon, après plusieurs échanges plus ou moins frustrants avec Fréquence Plus, je crois que je suis pas loin de finaliser le plan de vol. Je ne dévoile pas encore tout, parce que j'ai encore deux vérifications à faire (notamment que mes congés vont être acceptés), mais je vous en dis plus très bientôt.

Sous la pression populaire, je peux déjà vous dire ceci : ça va être plutôt pas mal.

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Posted Fri 03 Jun 2005 00:00:00 CEST
De l'air !

Il est notoire que lorsqu'on monte en altitude, les efforts physiques sont plus difficiles, on s'essouffle plus vite, etc. On attribue souvent ce phénomène a « la raréfaction de l'oxygène ». Bon, OK, mais précisément ?

Est-ce que, l'altitude croissant, la pression décroît, donc il y a moins d'air, donc a fortiori moins d'oxygène ?

Ou est-ce que, en vertu du mantra tibétain sacré LiBeBCNOFNe, l'oxygène est plus lourd que l'azote et a donc tendance à rester en bas, tel la pulpe d'un célèbre breuvage ?

Si c'est un mélange des deux, dans quelles proportions ? Si c'est autre chose, quoi ?

Je cherche, je cherche, mais point ne trouve. Ami alpiniste, ami vélivole, ami parachutiste, sauras-tu me renseigner ?

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Posted Thu 02 Jun 2005 00:00:00 CEST
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